Cette routine au déjeuner a fait disparaître mon coup de barre de 15 h (et vous faites sûrement l’inverse)
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Vers 15 h, 70 % des actifs sédentaires voient leur énergie s’effondrer après le déjeuner. En ajustant trois gestes simples à midi, cette fatigue peut pourtant s’estomper.
Vos yeux picotent, l’écran devient flou : le fameux coup de barre de 15 h s’installe, pile au moment où il faudrait rester concentré. Même après une bonne nuit, ce tunnel de fatigue revient comme s’il était programmé.
Les médecins parlent d’un phénomène physiologique lié à la glycémie, pas d’un manque de volonté. « On estime que près de 70 % des personnes ayant une activité sédentaire subissent une baisse significative de leur vigilance dans ce créneau horaire précis », rappelle le Journal des Seniors. Bonne nouvelle : en changeant la façon de déjeuner, ce scénario peut disparaître pour de bon.
Comprendre le coup de barre de 15 h : un crash glycémique, pas de la paresse
Tout se joue dans le « pic glycémique post-prandial ». Un déjeuner bourré de glucides rapides – pain blanc, pâtes, riz, soda, dessert sucré – envoie beaucoup de sucre dans le sang. Le corps libère alors une grosse dose d’insuline pour ranger ce glucose, la glycémie chute trop vite et le cerveau se met en mode économie d’énergie.
On parle d’hypoglycémie réactionnelle : après le sommet, c’est la descente brutale. Paupières lourdes, difficulté à aligner deux idées, envie irrépressible de café ou de sucre… Ce n’est pas la digestion qui « vole » l’énergie, mais ce yo-yo de glycémie déclenché par un repas déséquilibré, typiquement le sandwich pain blanc plus soda suivi d’une pâtisserie.
Au déjeuner, ces erreurs qui alimentent le coup de barre de 15 h
Le « repas crash » se repère vite : très peu de légumes, beaucoup de féculents blancs, une boisson sucrée et un dessert riche. Bilan vers 15 h : pic d’insuline, somnolence qui tombe d’un coup, faim qui revient trop tôt. À l’opposé, un filet de poisson avec une grosse portion de légumes et un féculent complet garde la courbe de sucre beaucoup plus stable.
Le piège se cache parfois dans les détails : panier de pain blanc grignoté en attendant le plat, jus de fruits « pour faire léger », pâtisserie prise à emporter. Ces choix multiplient les glucides rapides et transforment le déjeuner en montagnes russes glycémiques. L’idée n’est pas de manger moins, mais de lisser cette courbe de sucre pour rester éveillé tout l’après-midi.
La routine déjeuner qui fait disparaître le coup de barre de 15 h
Pour neutraliser ce coup de barre après le déjeuner, trois leviers suffisent : la composition de l’assiette, l’ordre des aliments et un peu de mouvement. Une assiette anti-crash se construit très simplement :
- La moitié de l’assiette en légumes riches en fibres, crus ou cuits.
- Un quart en protéines (œufs, poulet, lentilles, tofu ou poisson, frais ou en conserve).
- Un quart en féculents complets : riz complet, quinoa, pâtes complètes, patate douce.
Au bureau, un trio simple suffit : crudités, riz complet, conserve de sardines. « Elle retrouvé son énergie et grignote moins depuis qu’elle mange ce poisson en conserve le midi », raconte Top Santé. Ensuite, manger d’abord les légumes, garder les féculents pour la fin et marcher 10 à 15 minutes aide à rester alerte à 15 h.
Sources
En bref
- Selon le Journal des Seniors, près de 70 % des travailleurs sédentaires subissent un coup de barre de 15 h lié à leur déjeuner.
- L’article explique comment un excès de glucides rapides au repas de midi provoque pic glycémique, hypoglycémie réactionnelle et somnolence après manger.
- Une nouvelle routine autour de l’assiette, de l’ordre des aliments et d’une marche digestive promet de limiter durablement ce crash énergétique.
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