Les coureuses l’utilisent déjà : ce nœud de lacets méconnu tient des heures et évite chutes, ampoules et arrêts forcés
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À chaque footing ou rando, vos lacets finissent par claquer et casser votre rythme. Un simple nœud de coureur peut pourtant les maintenir intacts des heures.
Vous filez sur les quais, souffle posé, jambes en pilote automatique. Il fait sec, un froid piquant, et soudain ce bruit sec sur le bitume : vos lacets claquent. Arrêt brutal, gants arrachés, doigts engourdis qui bricolent un nœud à moitié serré. Le rythme est cassé, l’échauffement aussi, et la scène revient sortie après sortie.
Au repos, vos lacets restent bien sages ; le problème arrive dès que le corps se met en mouvement. Chaque arrêt brise l’élan, coûte de l’énergie et augmente le risque de chute si un bout traîne sur un trottoir humide ou un sentier. Les coureuses expérimentées l’ont compris : avec un simple nœud de coureur, leurs lacets ne bougent plus pendant des heures.
Pourquoi vos lacets se défont dès que vous accélérez le pas
Tout vient des forces en jeu. À chaque foulée, l’impact du pied au sol secoue le centre du nœud et le desserre progressivement. En même temps, le balancier de la jambe tire sur les extrémités du lacet comme une petite centrifugeuse. Le nœud papillon appris enfant finit par glisser, surtout avec des lacets plats et synthétiques, très lisses et peu accrocheurs.
Serrer plus fort ne change pas ce mécanisme : le cou-de-pied souffre, mais le nœud reste vulnérable aux secousses répétées. Sur une sortie longue, ces pauses forcées pour renouer font chuter la température du corps et la motivation. En randonnée ou en marche rapide, un lacet mal noué devient aussi un vrai piège pour l’autre pied, surtout sur terrain glissant ou accidenté.
Comment faire le nœud de coureur qui verrouille vos lacets
La solution consiste à exploiter ce petit détail que l’on ignore souvent : le dernier œillet, tout en haut de la chaussure, parfois décalé vers l’arrière et laissé vide. Il sert pourtant à créer un verrouillage du talon par friction, ce fameux nœud de coureur. L’objectif est de bloquer le laçage autour de la cheville, pas d’écraser le pied, pour que la chaussure suive vos mouvements sans se relâcher.
En pratique, cela se fait en quelques gestes :
- Lacez normalement jusqu’à l’avant-dernier œillet.
- Au lieu de croiser, passez chaque extrémité dans le dernier œillet du même côté, de l’extérieur vers l’intérieur, pour former deux petites boucles.
- Faites passer le lacet gauche dans la boucle droite, et le lacet droit dans la boucle gauche.
- Tirez fermement vers le bas pour plaquer les boucles contre la chaussure et répartir la tension.
- Terminez par un nœud classique, éventuellement un double nœud ou un nœud de chirurgien si vous voulez un maintien maximal.
Marches longues, randonnée : les bénéfices cachés de ce nœud
Ce laçage change la façon dont le pied remplit la chaussure. Le talon reste calé au fond, les frottements au niveau du talon d’Achille diminuent et les ampoules reculent. Le pied ne glisse plus vers l’avant, même en descente : les orteils cognent moins, les ongles noircissent beaucoup moins souvent. En randonnée, combiné à une chaussure laissant l’épaisseur d’un doigt devant les orteils et un léger jeu derrière le talon, ce nœud de coureur, renforcé par un double nœud et un resserrage après une vingtaine de minutes de marche, offre une sensation de sécurité très nette, sans avoir à surveiller ses lacets à chaque pas.
En bref
- Lors des sorties de running ou randonnée, de nombreuses coureuses subissent des lacets qui se défont sans cesse et perturbent rythme, sécurité et confort.
- Le nœud de coureur utilise le dernier œillet pour verrouiller le talon et renforcer la friction, afin de stabiliser le laçage sans compression excessive.
- Ce laçage particulier transforme le maintien du pied sur plusieurs heures de marche ou de course et réserve effets surprenants sur ampoules et ongles.
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