Bien associer vos légumes au potager : ces duos boostent vos récoltes… et ceux à éviter absolument
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Au potager, un simple changement de voisin peut faire exploser ou s'effondrer vos récoltes. Quels duos de légumes adoptent les jardiniers malins, et quels couples éviter absolument ?
Quand on prépare son potager, le vrai casse-tête n’est pas toujours de choisir les variétés, mais de décider qui poussera côte à côte. Associer les légumes n’est pas un détail : certains couples se protègent, occupent mieux la place et améliorent les récoltes, quand d’autres se gênent franchement et attirent maladies ou ravageurs.
Au potager, le voisin compte autant que la variété choisie : c’est le principe de l’association des cultures, qui utilise les odeurs, les racines et l’ombre pour créer un équilibre. En plaçant les bons duos côte à côte, on limite les insectes indésirables et on gagne de la place. Mais certaines mauvaises associations peuvent vraiment faire chuter la production.
Associer les légumes : pourquoi ces duos changent tout
Les plantes ne vivent pas isolées : elles échangent des substances par leurs racines et dégagent des parfums qui attirent ou repoussent les insectes. Quand on décide d’associer les légumes avec un peu de méthode, on utilise ces réactions naturelles pour avoir un potager plus résistant. Un bon voisinage réduit les ravageurs, garde le sol plus frais et limite les arrosages.
Le duo carotte et oignon illustre parfaitement ce principe. La mouche de la carotte, qui creuse des galeries dans les racines, déteste l’odeur de l’oignon. La mouche de l’oignon, elle, supporte mal le feuillage de carotte. En alternant un rang d’oignons ou d’échalotes et un rang de carottes, espacés d’environ 25 à 30 centimètres dans un sol meuble et drainé, on crée un brouillage olfactif qui protège les deux cultures sans traitement.
Les duos gagnants à copier dans un petit potager
Une fois ce couple installé, on peut jouer avec d’autres bons voisins au potager. L’idée reste de marier des légumes aux besoins différents, qui ne se font pas d’ombre et se rendent service par leurs racines ou leurs odeurs.
- Tomate avec basilic : le basilic parfume l’air, gêne les pucerons et garde un peu d’humidité au pied des tomates.
- Salades avec radis et jeunes oignons blancs : les radis lèvent vite, marquent les rangs puis libèrent la place pour les salades.
- Maïs, haricots grimpants et courges en trio : le maïs sert de tuteur, les haricots nourrissent le sol, les courges couvrent la terre.
Les associations de légumes à éviter absolument
Tout n’est pas permis dans ce jeu de couples. Certaines plantes libèrent dans le sol des substances qui bloquent carrément la croissance de leurs voisines : on parle alors d’allélopathie négative. C’est le cas de l’ail, mais aussi de l’oignon et de l’échalote, face aux haricots, pois et fèves. Installés côte à côte, ces légumes entrent dans une véritable guerre chimique souterraine : les haricots restent chétifs, jaunissent, produisent peu, voire pas du tout. Pour limiter ce risque, mieux vaut placer ces familles à distance, en les séparant par des cultures neutres comme les salades ou les choux.
Avant de planter, un réflexe utile consiste donc à vérifier si deux légumes sont bons voisins ou non, au lieu de remplir la planche au hasard. Sur un petit potager, une erreur d’association se voit vite : mieux vaut commencer avec quelques duos éprouvés et observer ce que la nature vous montre.
En bref
- Associer les légumes au potager devient crucial quand l'espace est réduit et que l'on veut limiter ravageurs, maladies et arrosages sans produits chimiques.
- Certains couples créent un véritable bouclier naturel grâce aux odeurs et aux racines, offrant un exemple frappant de protection croisée entre racines et bulbes.
- À l'inverse, quelques associations déclenchent une guerre souterraine invisible qui affaiblit les fabacées, d'où l'intérêt de connaître ces voisins problématiques avant de planter.
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