Arrêtez de jeter cette partie du chou : les cuisiniers japonais l’utilisent comme papier aluminium
© Reworld Media
Février 2026, dans une cuisine française, de grandes feuilles de chou finissent encore à la poubelle. Inspirés par le Japon, certains en font un étonnant ustensile de cuisson anti-gaspillage.
Devant l’étal de votre maraîcher en ce mois de février 2026, vous attrapez un beau chou pommé, bien serré, parfait pour une soupe ou un gratin. De retour en cuisine, le réflexe revient : vous arrachez les grandes feuilles vertes, un peu tachées, trop épaisses à vos yeux, et elles filent tout droit à la poubelle.
Dans cette scène banale se cache pourtant un énorme gâchis. Ces feuilles que l’on juge coriaces ou sales forment en réalité un matériau culinaire précieux, utilisé au Japon comme un véritable outil. Ce n’est pas qu’un reste de légume : c’est une alternative végétale au papier aluminium dont on sous-estime encore la magie.
Feuille de chou : le secret des cuisiniers japonais pour cuire sans gaspiller
Dans la cuisine familiale japonaise, un chou, qu’il soit pommé ou hakusai, se consomme de la base jusqu’aux extrémités vert foncé. Les feuilles les plus externes servent à tapisser un panier vapeur, à couvrir un nabe frémissant ou à maintenir des pickles bien immergés. La même logique : transformer une partie jugée inutile en ustensile de cuisson naturel.
Ces grandes feuilles, épaisses, nervurées, encaissent très bien la chaleur et l’humidité. Leur taille permet d’emballer un filet de poisson, de protéger un riz collant dans un panier bambou ou de tapisser le fond d’un plat. Elles deviennent alors une feuille de chou alternative au papier aluminium, prête à servir avant même de finir dans l’assiette.
Transformer une feuille de chou en ustensile de cuisson, pas à pas
Tout commence au moment où vous rentrez des courses. Au lieu de déchirer ces feuilles et de les jeter, détachez-les délicatement à la base, sans les casser. Rincez-les à grande eau, en insistant sur les nervures où la terre se loge. En quelques gestes, ce qui semblait sale devient une matière propre et prête à travailler.
Pour les assouplir, plongez-les ensuite quelques instants dans une eau bouillante salée, puis rafraîchissez-les aussitôt dans un bol d’eau froide. Une fois bien égouttées et séchées dans un torchon, les feuilles se plient sans se déchirer. Vous pouvez alors entourer un pavé de saumon, façon cuisson en papillote, ou tapisser un panier vapeur avant d’y poser vos gyozas maison.
Pourquoi cette astuce remplace si bien le papier aluminium
Le papier aluminium reste le réflexe en cuisine pour emballer, couvrir, protéger. On le met au four, sur le barbecue, au frigo, puis on le jette aussitôt. Or sa fabrication exige beaucoup d’énergie et, chauffé au contact d’aliments très salés ou acides, il peut libérer de petites quantités de métal dans le plat.
À l’inverse, une simple feuille de chou bien préparée est biodégradable, parfois même dégustée avec le reste du repas, et apporte un parfum végétal discret. Elle sert de tapis antiadhésif sous des boulettes à la vapeur, de couvercle dans un ragoût ou de chemisage pour un gratin. Un geste tout doux, mais très fort en anti-gaspillage.
En bref
- En février 2026, en France, les grandes feuilles externes de chou vert deviennent le point de départ d’une astuce culinaire inspirée des cuisiniers japonais.
- Cette technique propose de recycler cette partie du légume en support de cuisson naturel, capable de remplacer certains usages du papier aluminium au quotidien.
- Entre cuisine japonaise, vapeur parfumée et cuisine zéro déchet, cette feuille de chou alternative au papier aluminium réserve plusieurs surprises gourmandes inattendues.
Abonnez-vous pour ne rien rater de l’actualité