Ce test de 3 secondes au sol avant de sortir votre chien par grand froid peut lui éviter de graves blessures aux pattes
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Alors que le thermomètre plonge et que les trottoirs se couvrent de glace, votre chien avance pourtant pieds nus. Un simple test de main en trois secondes pourrait tout changer pour ses coussinets.
L’air pique, le givre accroche les trottoirs, vous enfilez manteau, bonnet, bottes fourrées. Et votre chien, lui, sort pieds nus. Quand on regarde la météo pour savoir comment se couvrir, on oublie que le danger vient surtout du sol. Pourtant, un geste tout bête de trois secondes suffit à changer la donne.
Car le bitume glacé agit comme une plaque de glace qui aspire la chaleur des pattes à toute vitesse. Les coussinets ne sont pas des semelles magiques : ce sont un tissu vivant, irrigué et innervé. Sur un trottoir gelé, des lésions ou des engelures peuvent apparaître en moins de cinq minutes. Comment savoir avant même d’ouvrir la porte ?
Sortir son chien par temps glacial : quand le bitume gelé devient un piège
Quand on veut sortir son chien par temps glacial, on pense au vent, à la neige, rarement au trottoir. Pourtant, le béton, l’asphalte et les pavés emmagasinent le froid. Ils deviennent de véritables accumulateurs, parfois bien plus froids que l’air. Au contact direct, ils volent la chaleur des pattes bien plus vite qu’une simple bourrasque.
Le corps du chien réagit en retirant le sang des extrémités pour protéger les organes vitaux. Les coussinets, déjà en prise directe avec le sol, refroidissent encore plus vite. En phase statique ou lors d’une marche lente sur un sol glacé, des lésions tissulaires peuvent apparaître en moins de cinq minutes, avec un risque de gelures, voire de nécrose. Le chien, souvent stoïque ou surexcité, ne montrera sa douleur qu’en boitant ou en refusant d’avancer.
Le test de la main de trois secondes : votre thermomètre pour le trottoir
Pour éviter d’en arriver là, le plus fiable n’est pas une appli météo, mais le test de la main de trois secondes. Avant de partir, posez fermement le dos de votre main sur le bitume ou les trottoirs gelés, pas la paume. La peau y est plus fine, plus sensible, et se rapproche davantage de ce que ressent un coussinet canin. Comptez lentement jusqu’à trois sans bouger.
Le verdict est simple : si la sensation de brûlure par le froid devient vite insupportable ou si vous retirez votre main par réflexe avant la fin, le sol est trop froid pour votre chien. Le principe d’équivalence est imparable : ce qui est intenable pour votre peau l’est tout autant pour ses pattes. Ignorer ce signal, c’est l’exposer à des brûlures par le froid, des gerçures profondes et des plaies longues à cicatriser.
Sol trop froid : comment adapter la promenade de votre chien
Une fois le danger identifié, la sortie doit s’adapter. Si le sol est impraticable, réduisez la promenade au strict nécessaire pour les besoins, en cherchant des bandes d’herbe, de la terre battue ou de la neige fraîche, moins conductrices que le béton. Quand c’est possible, attendez les heures les plus douces de la journée, le temps que le givre décroche un peu du bitume.
Pour garder votre chien en sécurité tout l’hiver, transformez ce geste en réflexe : testez le sol, protégez les coussinets avec un baume protecteur à base de cire ou des bottines si besoin, puis en rentrant rincez et séchez les pattes, en restant attentif à toute boiterie ou refus d’avancer.
Sources
En bref
- En plein hiver, trottoirs gelés et bitume glacé mettent à rude épreuve les coussinets des chiens lors des promenades quotidiennes.
- Un test de la main de trois secondes sur le sol sert de thermomètre pour juger si la promenade reste supportable pour les pattes.
- Conseils d’itinéraire, horaires et protections transforment ce réflexe en véritable bouclier hivernal, avec quelques signaux d’alerte à ne surtout pas négliger.
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