Courant d’air glacé malgré vos fenêtres fermées : ce réglage caché évite des travaux coûteux en un geste
© Reworld Media
En plein hiver, un simple passage devant la baie vitrée suffisait à me geler la nuque malgré des fenêtres fermées et un chauffage à fond. Jusqu’au jour où un détail caché sur la tranche, ce fameux « mode hiver des fenêtres », a tout remis en question.
En passant devant une fenêtre pourtant bien fermée, beaucoup ressentent ce petit souffle glacé sur la nuque qui gâche le confort du salon. On accuse le double vitrage, on pense déjà à changer toute la menuiserie, avec à la clé un budget qui fait peur.
Avant d’en arriver là, un détail discret mérite qu’on s’y arrête : un réglage minuscule, caché sur la tranche de la fenêtre, peut suffire à faire disparaître le courant d’air froid du jour au lendemain. La solution tient en un quart de tour.
Courant d’air près d’une fenêtre fermée : ce qui se passe vraiment
Le verre n’est pas toujours le coupable. Avec les années, le PVC, le bois ou l’aluminium bougent légèrement et les joints en caoutchouc s’écrasent. Entre l’ouvrant et le dormant se crée alors un minuscule jour, invisible à l’œil nu, par lequel l’air s’infiltre en continu.
Un premier réflexe simple consiste à coller sa main tout autour du cadre, ou à approcher une petite flamme pour repérer la fuite. Quand la flamme vacille franchement, ce n’est plus seulement une sensation de paroi froide : c’est bien de l’air extérieur qui passe, signe que la pression de serrage du joint d’étanchéité n’est plus suffisante.
Sur la tranche de la fenêtre, le fameux réglage du “mode hiver des fenêtres”
En ouvrant grand une fenêtre oscillo-battante, on découvre une longue ferrure métallique parcourue de petits cylindres qui ressemblent à des champignons en acier : ce sont les galets excentriques. Ils ne sont pas parfaitement ronds et portent souvent un repère – point gravé, petite encoche, forme ovale – qui indique leur position.
Avec une simple clé Allen de 4 mm, on peut faire pivoter chaque galet. Quand le repère est tourné vers l’intérieur, côté joint, la fenêtre se plaque plus fermement au moment de la fermeture : c’est ce que beaucoup appellent le mode hiver des fenêtres. Un quart de tour suffit en général. Ensuite, le “test de la feuille” permet de vérifier : coincée dans le cadre, la feuille doit être nettement pincée quand on essaie de la tirer.
Jusqu’où régler, et que faire si vos fenêtres n’ont pas ce système
Mieux vaut y aller doucement : si la poignée devient dure ou si la feuille se déchire partout, le serrage est excessif et risque d’écraser les joints. Les menuisiers recommandent d’alléger un peu la pression au retour des beaux jours, pour préserver la quincaillerie. Et si vos anciennes fenêtres n’ont pas de galets réglables, d’autres solutions existent – joints adhésifs, film isolant, rideaux épais – sans toucher à la mécanique.
Plus globalement, une fenêtre participe aussi au bien-être par la possibilité d’aérer. Dans un quartier de Montpellier, Karima, qui vit face à la carcasse d’un sanglier oublié depuis des jours, confie : « On n’a pas envie de voir un animal mort devant nos fenêtres. Ça fait deux jours que je ne les ai pas ouverts », raconte Karima, habitante du quartier, citée par Ici Hérault. Entre filet d’air glacé et fenêtre condamnée, tout l’enjeu est de retrouver un réglage juste, à la fois chaud et vivable.
En bref
- En plein hiver, un courant d’air froid persiste près d’une fenêtre oscillo-battante malgré le chauffage, poussant à interroger le fameux mode hiver des fenêtres.
- Un micro-réglage accessible sur la tranche, autour des galets de compression, permet de modifier la pression du joint d’étanchéité et de limiter ces infiltrations d’air.
- Mais entre joints fatigués, risque de serrage excessif et interventions coûteuses, les spécialistes rappellent que ce réglage saisonnier exige méthode, modération et quelques vérifications simples.
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