Potager : ce geste tout simple stoppe net les rongeurs et sauve enfin vos semis de pois et fèves

Publié le ParRédaction Elle adore
© Reworld Media

Fin février, vos rangs de pois et fèves se transforment en buffet nocturne pour mulots et campagnols. Une protection aussi discrète qu’efficace change pourtant tout.

Fin février, le potager semble encore endormi, mais l’envie de semer revient et l’on trace avec soin ses premiers rangs de pois et de fèves. Trois semaines plus tard, l’impatience laisse souvent place à la stupeur : quelques plants isolés, des trous partout, parfois un rang entièrement vide, comme si les graines n’avaient jamais existé. Le pire, c’est que la scène se répète année après année, sans que l’on comprenne vraiment pourquoi.

Dans l’ombre, ce sont surtout les mulots et campagnols qui se régalent. En fin d’hiver, la nourriture se fait rare et vos graines deviennent pour eux une réserve d’énergie inespérée. Ils travaillent la nuit, en silence, laissant seulement de petits trous ou monticules de terre. Un geste tout simple permet pourtant de retourner la situation.

Pourquoi vos semis de pois et fèves sont les premiers à disparaître

Les graines de légumineuses sont de véritables concentrés de protéines et de sucres. Pour un rongeur affamé, un rang fraîchement semé équivaut à un buffet à volonté enterré sous quelques centimètres de terre. Grâce à un odorat très fin, ils repèrent la ligne, creusent juste au-dessus des graines et les déterrent une à une, parfois dès la première nuit suivant le semis.

Le jardinier, lui, ne voit que le résultat tardivement. Il attend la levée, accuse le froid ou la pluie, puis découvre des semis grignotés, des manques réguliers dans la rangée, quelques trous de galerie. Il faut alors tout recommencer, en retardant d’autant les récoltes de printemps, avec la désagréable impression de travailler pour d’autres.

Le grillage à maille fine, un bouclier mécanique validé par la SNHF

Pour protéger ses semis des rongeurs, la solution la plus fiable reste une protection mécanique. Il suffit de poser un grillage à maille fine métallique galvanisé directement à plat sur la ligne de semis. Une maille de 13 à 25 mm bloque museaux et pattes fouisseuses, tout en laissant passer l’air, la pluie et la lumière dont les graines ont besoin. Selon la Société Nationale d’Horticulture de France, cette technique peut réduire de 90 % les dégâts sur les rangs de pois et de fèves, sans aucun poison.

La mise en place est rapide. Après avoir semé, recouvert et tassé la terre avec le dos du râteau, on déroule aussitôt une bande de grillage sur toute la longueur du rang, bien plaquée au sol. Les bords sont fixés avec des pierres, des briques ou des cavaliers métalliques espacés d’environ un mètre, en veillant à fermer aussi les extrémités pour empêcher toute intrusion par dessous. Une seule nuit sans ce « couvercle » suffit aux rongeurs pour tout dévaster, mieux vaut donc le poser immédiatement.

Retirer le grillage au bon moment et alléger la pression des rongeurs

La protection reste en place le temps critique de la germination. Quand les jeunes plants atteignent 5 à 10 cm et commencent à soulever ou traverser le grillage, la graine ne les intéresse plus. On soulève alors doucement le grillage par un côté, en évitant de casser les tiges, de préférence par temps couvert, puis on le rince, on le roule et on le garde pour les prochains semis.

Pour compléter ce bouclier, mieux vaut éviter un paillage épais juste au-dessus des rangs sensibles, car il offre un abri idéal aux campagnols. Laisser circuler un chat dans le jardin, garder des zones favorables aux rapaces ou aux couleuvres aide aussi à réguler ces petits gourmands. Avec ce grillage simple et quelques alliés naturels, vos rangs restent denses et vos semis cessent enfin de disparaître.

En bref

  • Fin février, les semis de pois et fèves se font dévorer par mulots et campagnols, laissant au jardinier des rangs clairsemés et récoltes retardées.
  • Une barrière mécanique posée juste après le semis forme un véritable bouclier anti-rongeurs, sans poison ni gadgets compliqués au potager.
  • En l’associant à quelques gestes simples sur le paillage et les prédateurs naturels, la pression des rongeurs chute durablement autour des rangs sensibles.