Au secours, ça me gratte au mauvais endroit !

Publié le Parlaura75

La mauvaise nouvelle ? C'est peut-être une mycose vaginale. La bonne ? C'est un peu gênant mais pas dramatique. Promis, on vous explique tout sur cette forme pas très sympa de champignon.

La mauvaise nouvelle ? C’est peut-être une mycose vaginale. La bonne ? C’est un peu gênant mais pas dramatique. Promis, on vous explique tout sur cette forme pas très sympa de champignon.

Ca vous chatouille ou ça vous gratouille ? Comment reconnaître une mycose vaginale ?

Vous vous reconnaissez dans les symptômes suivants ? Alors il y a de fortes chances pour que ce soit ça. – Ca vous démange ! Non, pas l’envie de faire des folies, mais celle de vous gratter, à l’extérieur du vagin mais aussi à l’intérieur. Idem au niveau des petites lèvres, qui ont gonflé et viré au rouge.– Il y a un drôle de truc dans votre culotte, qui ressemble à des pertes blanches assez épaisses.– « Ouille, aïe, aïe  » : c’est à peu près ce qui vous vient quand vous allez faire pipi tellement ça brûle.– Vous n’avez pas le cœur aux galipettes, et pour cause : ça vous fait plus de mal que de bien quand vous tentez un rapport…

Comment j’ai bien pu choper ça ?

Tout ça, c’est la faute d’un champignon qui répond au doux nom de Candida albicans. Il ne s’attrape pas en allant à la cueillette dans les bois mais plutôt :– En pleine action : la mycose vaginale, c’est une MST. En cas de rapport sans préservatif, notre partenaire déjà contaminé peut nous refiler le cadeau (et inversement : lui aussi peut se retrouver avec rougeurs et brûlures au mauvais endroit…).– En prenant des antibios : on avait une angine, on se retrouve avec une mycose, car les antibiotiques ont détruit au passage des germes de la flore vaginale censés nous protéger.– En agressant la « flore vaginale » : ça nous apprendra à trop vouloir « nettoyer » cette zone avec des savons acides, donc inadaptés.– En portant les mauvaises fringues : attention aux (sous)-vêtements trop serrés ou synthétiques qui irritent la zone et la fragilisent.– Et même sans rien faire… Une mycose vaginale peut apparaître de manière spontanée, à cause d’un déséquilibre de la flore vaginale, lié à nos hormones en folie, aux règles, à la grossesse… Voilà pourquoi on peut être vierge et en avoir une quand même !

Et maintenant je fais quoi ?

On file chez le généraliste ou le gynéco : plus on attend, plus ça empire et de toute façon, il en voit tous les jours ! En décrivant nos symptômes, il devrait nous recevoir le jour même et en gros, nous proposer deux types de traitement :

– Le plus souvent un traitement local, sous forme de crème et/ou d’ovules antimycosiques à insérer dans le vagin pendant 3 à 10 jours.

– Parfois un traitement oral, sous forme de comprimés « antifongiques » à avaler.

– Le tout associé à un produit d’hygiène intime au Ph alcalin pour lutter contre l’acidité propice au développement du champignon.

Et pour éviter que ça recommence ?

Le problème, c’est qu’une mycose vaginale a tendance à récidiver. Alors pour éviter de repasser par la case traitement, on met les chances de notre côté en adoptant quelques réflexes :

– On mise sur les sous-vêtements en coton, qu’on lave à 60 degrés !

– On arrête le grand nettoyage et on n’abuse pas des savons et sprays intimes : l’eau claire, c’est bien aussi.

– On fuit les maillots de bain humides : à la piscine ou la plage, on se sèche et on se change illico après la baignade.

– Si on doit prendre des antibios et qu’on est une habituée des mycoses, on peut demander un traitement préventif (des ovules) en parallèle.

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