Cerveau et démence : ces 9 gestes quotidiens que ce neurologue évite et que vous faites encore après 40 ans

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Cerveau et démence : ces 9 gestes quotidiens que ce neurologue évite et que vous faites encore après 40 ans © Reworld Media

Et si un cerveau en meilleure santé en vieillissant tenait surtout à quelques gestes quotidiens? Un neurologue révèle 9 habitudes surprenantes qu’il préfère éviter.

On pense souvent qu’un cerveau en meilleure santé en vieillissant, c’est une question de génétique ou de sudoku. Pour le neurologue Baibing Chen, formé à la Mayo Clinic, l’histoire se joue aussi dans des gestes minuscules, répétés tous les jours, qui finissent par peser sur la mémoire, l’humeur et le risque de démence.

Dans ses vidéos, Baibing Chen explique que les patientes et patients qui gardent un cerveau alerte ont un point commun : ils évitent neuf choses très banales, du GPS aux boissons énergisantes, en passant par la viande rouge. Rien de magique, mais des micro-ajustements qui, accumulés sur des années, protègent aussi les artères et le sommeil.

Pourquoi le cerveau vieillit, mais reste entraînable

Avec l’âge, certaines zones comme l’hippocampe, clé de la mémoire et de l’orientation, rétrécissent légèrement et la vitesse de traitement ralentit. Ce vieillissement est en partie normal, tant que l’on ne parle pas de démence ou de maladie d’Alzheimer, où les pertes de mémoire et d’autonomie deviennent franchement handicapantes.

Bonne nouvelle : le cerveau reste plastique toute la vie. Les études montrent qu’il peut créer de nouveaux circuits si on le stimule et si l’on limite l’inflammation, les troubles du sommeil et les coups de chaud métaboliques. Dans une vaste cohorte suivie par l’université de Boston, une forte consommation de jus de fruits sucrés a par exemple été associée à un plus petit volume cérébral et à un hippocampe atrophié, un marqueur d’Alzheimer précoce.

Les 9 habitudes que le neurologue Baibing Chen évite lui-même

Baibing Chen détaille neuf réflexes qu’il essaie de fuir au quotidien :

  • se reposer sur le GPS pour le moindre trajet
  • consommer régulièrement des boissons énergisantes et très sucrées
  • dormir avec la lumière ou les écrans allumés
  • respirer surtout par la bouche
  • prendre des compléments alimentaires sans suivi
  • ignorer un transit intestinal trop lent ou trop rapide
  • zapper la soie dentaire
  • manger beaucoup de viande rouge, surtout transformée
  • éviter le renforcement musculaire

Le neurologue rappelle que « je n’aime pas dépendre du GPS pour tout », car les personnes qui doivent mémoriser des plans, comme les chauffeurs de taxi étudiés, présentent un hippocampe plus volumineux et moins de démence. À l’inverse, boissons énergisantes et jus très sucrés augmentent tension, arythmies et vieillissement cérébral. Sur les compléments, il prévient : « Vous devez savoir ce que vous prenez et en quelle quantité, et plus n’est pas toujours mieux », citant des cas de trop-plein de vitamine B6 ou A qui ont directement touché le système nerveux. Il ajoute que « passer le fil dentaire n’est pas seulement bon pour les dents ; cela peut aussi réduire le risque d’AVC et de troubles du rythme cardiaque », probablement grâce à une inflammation moindre. Une étude récente relie aussi une consommation quotidienne de viande rouge à un risque de démence plus élevé de 13 %, alors que la remplacer régulièrement par poissons, noix ou légumineuses baisse ce risque jusqu’à 19 %. Côté muscles, même quelques exercices au poids du corps augmentent le BDNF, une protéine qui protège les neurones et soutient la mémoire.

Adapter ces conseils à son quotidien et repérer les signaux d’alerte

Ces neuf points n’appellent pas à révolutionner sa vie en une semaine. L’idée est plutôt de choisir une habitude à travailler à la fois : naviguer sans GPS dans son quartier, remplacer un jus ou une boisson énergisante par un thé non sucré, ajouter deux petites séances de renforcement musculaire, installer des rideaux occultants, sortir la soie dentaire le soir. Même assise, une activité « active » comme la lecture ou les jeux de cartes stimule davantage le cerveau qu’une soirée entière devant la télévision.

Si, malgré tout, apparaissent des signaux inhabituels – se perdre dans un lieu familier, oublier des rendez-vous importants, ne plus gérer ses papiers ou ses médicaments comme avant, changer de personnalité – une consultation avec un généraliste ou un neurologue s’impose. Les habitudes de vie n’annulent pas le risque de maladie, mais elles contribuent à garder un cerveau plus solide et plus autonome plus longtemps.

En bref

  • Le neurologue Baibing Chen, formé à la Mayo Clinic, relie des choix quotidiens à la santé du cerveau en vieillissant et au risque de démence.
  • Neuf choses du quotidien, de la navigation assistée aux boissons sucrées ou à l’hygiène négligée, sont pointées comme défavorables au cerveau et aux artères.
  • Des ajustements progressifs et faciles transforment ces gestes familiers en leviers puissants pour la mémoire, le sommeil et l’autonomie mentale à long terme.