Fenêtres qui laissent passer l’air : ne touchez plus au « mode hiver » et faites ce geste pour stopper les courants d’air

Le thermomètre chute, vos fenêtres PVC ou alu laissent pourtant filer un air glacial. Du « mode hiver » aux joints fatigués, un geste précis peut tout changer.
Fenêtres qui laissent passer l’air : ne touchez plus au « mode hiver » et faites ce geste pour stopper les courants d’air

Le chauffage tourne, les radiateurs sont brûlants, mais un filet d’air glacé continue de vous glisser dans le cou dès que vous approchez de la fenêtre. L’hiver bien installé transforme chaque micro-fuite en inconfort quotidien, et la facture de gaz ou d’électricité commence déjà à inquiéter.

Sur les réseaux sociaux, une astuce fait le buzz : passer ses fenêtres en "mode hiver" avec une simple clé Allen et un quart de tour sur de petits boutons métalliques. Beaucoup espèrent y trouver la solution miracle pour obtenir une fenêtre étanche. En réalité, le geste le plus efficace se joue ailleurs.

Fenêtre, courants d’air et faux miracle du mode hiver

Sur les menuiseries récentes, ces fameux boutons sont des galets de compression. "Ces pièces écrasent de façon plus ou moins forte les joints de votre fenêtre et ont une incidence sur la souplesse de votre poignée", explique le site Engie, cité par Marie France. Selon expertise-rénovation.com, cette fonction "n’a pas été développée dans le but d’être manipulée plusieurs fois par an pour réguler l’air".

Matthieu Grupe résume : "Ce que certains appellent le 'mode hiver' correspond simplement à un réglage des galets de compression, ces petits boutons ronds visibles sur les côtés des fenêtres. Ils sont généralement au nombre de 3 ou 4, selon la taille et le modèle de votre menuiserie.", précise-t-il dans Le Figaro. TotalEnergies rappelle que "ces boutons de réglages sont intégrés pour assurer une ventilation idéale et éviter les déperditions de température, quelle que soit la saison". Ce menuisier prévient : "Trop compresser une menuiserie peut être dangereux pour la poignée et sa crémone, qui sont les organes les plus fragiles et souvent les moins bien garantis (en général deux ans)."

Repérer les fuites d’air avant d’agir sur la fenêtre

Avant toute réparation, mieux vaut vérifier d’où viennent exactement les courants d’air. Le test de la bougie suffit largement. Fermez la fenêtre, allumez une bougie ou un briquet puis faites doucement le tour du cadre, le long des joints. Si la flamme vacille fortement ou s’éteint, une infiltration d’air se cache précisément à cet endroit.

Lorsque les joints d’origine ont vieilli, ils se durcissent, se craquellent ou s’écrasent et laissent alors passer l’air, le bruit et l’humidité. Sur une fenêtre PVC, alu ou bois, ce cordon souple placé entre l’ouvrant et le dormant devrait rester élastique. Dès qu’il semble plat, poreux ou qu’il se décolle, il ne joue plus son rôle d’étanchéité.

Le geste simple : poser un joint adhésif isolant

Pour rendre une fenêtre immédiatement plus étanche, la solution la plus rapide reste la pose d’un joint adhésif isolant en mousse, EPDM ou silicone. Vendu en rouleaux profilés en E, P ou D pour combler 1 à 5 millimètres de jeu, il coûte généralement moins de dix euros. Pour qu’il tienne plusieurs hivers, la préparation du cadre compte autant que la pose elle-même.

  • Retirer l’ancien joint et les résidus éventuels.
  • Dégraisser le dormant à l’alcool ou au vinaigre blanc.
  • Essuyer soigneusement au chiffon sec avant de coller.