Oncologue en France : ces 3 gestes méconnus à adopter avant qu’il ne soit trop tard pour réduire votre risque de cancer
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En France, le cancer tue plus que toute autre maladie et l’inquiétude grandit. Dans ce contexte, une oncologue révèle trois changements accessibles pour réduire son risque.
Dans mon cabinet d oncologie, j entends souvent la même phrase : est ce que j aurais pu faire quelque chose ? En France, le cancer est la première cause de mortalité, avec environ 400 000 nouveaux cas par an et près de 4 millions de personnes qui vivent avec la maladie.
Je le dis d emblée : personne ne peut ramener son risque de cancer à zéro. L âge, l héritage génétique, parfois la malchance comptent. Certains cancers familiaux restent possibles même avec une vie très saine. En revanche, l Institut national du Cancer estime qu environ 40 % des cas sont liés à des facteurs sur lesquels on peut agir. C est là que ces trois choses simples prennent tout leur intérêt.
Chose n°1 : un mode de vie cohérent pour réduire son risque de cancer
Quand je parle de réduire son risque de cancer, je commence toujours par le tabac et l alcool. Le tabac à lui seul est responsable d environ un cancer sur cinq en France, l alcool d environ 8 % des cas. Le Dr Hanah Lamallem rappelle : « Le tabac est l un des principaux facteurs de risque de cancer. » Ne pas fumer, ou arrêter, reste donc le geste le plus puissant. Pour l alcool, viser au plus un verre par jour pour une femme et deux pour un homme est déjà une vraie baisse de risque.
On me demande souvent si tel aliment « donne le cancer ». En réalité, ce qui pèse vraiment, c est le modèle sur des années. L oncologue Dr Avishek Kumar résume : « Ce qui compte, c est la façon dont vous mangez une semaine ordinaire, répétée pendant des années. » Une alimentation riche en produits ultra transformés, boissons sucrées et charcuteries favorise surpoids et cancers. L idée n est pas la perfection, mais d ajouter des fruits et légumes, cuisiner plus brut, réduire les plats industriels, et bouger au moins 30 minutes par jour pour rester proche d un poids stable.
Chose n°2 : repérer les risques invisibles, chez soi et au soleil
Un risque discret mérite votre attention : le radon, gaz radioactif inodore issu du sol, peut s accumuler dans une maison et est reconnu comme la deuxième cause de cancer du poumon. Un simple kit de mesure permet de tester son logement et, si besoin, d installer une ventilation adaptée.
Le soleil reste un autre risque évitable. Le Dr Ivan Pourmir conseille de ne pas s exposer aux heures les plus chaudes et de protéger sa peau avec une crème SPF 50. Quelques jours de bronzage intense chaque été suffisent, à la longue, à abîmer l ADN cutané.
Chose n°3 : se faire dépister tant que tout va bien
Le dépistage fait partie de la prévention secondaire : il sert à chercher un cancer chez une personne qui se sent bien, avant les symptômes. En France, on propose ainsi des examens réguliers pour le sein, le côlon et le col de l utérus à l âge adulte. Une coloscopie peut même retirer des polypes précancéreux, évitant ainsi certains cancers colorectaux.
Je suggère de faire le point avec son médecin traitant, de programmer les dépistages en retard et de veiller à son sommeil et à son moral, qui soutiennent la santé sur la durée.
Sources
En bref
- En France, l’oncologue explique qu’avec 400 000 nouveaux cas annuels, une part importante des cancers reste liée à des facteurs modifiables.
- Elle insiste sur un mode de vie cohérent, la vigilance face aux risques invisibles comme le radon et l’importance d’un dépistage réalisé avant symptômes.
- Entre ajustements alimentaires, protections quotidiennes et rendez-vous médicaux anticipés, ces trois gestes simples esquissent une stratégie concrète pour mieux réduire son risque de cancer.
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