Poêle à granulés ou pompe à chaleur : ces deux voisins ont comparé leurs factures, le résultat fait mal à l'un d'eux
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Dans une rue de maisons jumelles, deux voisins ont choisi soit un poêle à granulés, soit une pompe à chaleur pour affronter l’hiver. Au printemps, l’écart sur leur facture révèle un gagnant inattendu.
Dans la même rue, deux voisins ont pris une décision radicale cet hiver. L’un a installé un poêle à granulés flambant neuf dans son séjour, l’autre a remplacé sa vieille chaudière par une pompe à chaleur air/eau. Même surface, même température dans les pièces, même froid dehors. Au printemps, ils comparent leurs factures… et la surprise est de taille.
Comme beaucoup de foyers, ils se demandaient : poêle à granulés ou pompe à chaleur, quel choix fera vraiment baisser la note ? Le poêle semblait plus abordable, la PAC plus technique et plus chère. Pourtant, les chiffres nationaux de MaPrimeRénov’ et les exemples de terrain montrent qu’un seul de ces deux gestes pèse vraiment sur la consommation. Lequel se cache derrière la facture allégée ?
Les deux voisins, la même maison… et une facture très différente au printemps
Chez le premier voisin, le poêle à granulés est venu s’ajouter à une ancienne chaudière gaz. L’appareil a coûté environ 4 000 €, installation comprise, ce qui reste dans la moyenne des 2 500 à 6 000 € annoncés pour un poêle performant. Tout l’hiver, il a brûlé 1,5 à 2 tonnes de granulés, soit 450 à 600 € de combustible, tout en laissant la chaudière tourner pour les chambres et la salle de bains.
Son voisin, lui, a fait le grand saut : une pompe à chaleur air/eau dimensionnée pour remplacer entièrement sa chaudière. Le devis tournait autour de 12 000 €, mais avec les aides, proches en moyenne de 26 % des travaux, le reste à charge s’est rapproché des 9 000 €. Plus de gaz ni de fioul pour le chauffage, uniquement de l’électricité pour faire fonctionner la PAC.
Facture de chauffage d’un hiver : granulés vs kilowattheures, qui paie quoi ?
Sur la facture, le poêle semble gagnant au début. Les granulés coûtent en moyenne 300 € la tonne, soit ces fameux 450 à 600 € pour l’hiver. Mais la chaudière d’origine ne s’éteint jamais vraiment. Si elle consommait 1 500 € de gaz par an avant, elle tombe peut-être à 1 000 €. Au final, le voisin au poêle reste autour de 1 450 à 1 600 € de chauffage pour la saison.
De l’autre côté de la rue, la pompe à chaleur consomme 3 000 à 5 000 kWh d’électricité par an. À 0,20 €/kWh, cela représente 600 à 1 000 €, sans autre énergie de chauffage. Ce décalage se retrouve dans les chiffres officiels : « Les pompes à chaleur ne concernent que 23 % des dossiers couverts par MaPrimeRénov’ mais contribuent pour 65 % des économies d’énergie ». Autrement dit, une PAC concentre la majorité des économies pour une minorité d’installations.
De quel voisin êtes-vous le plus proche ? La check-list pour ne pas se tromper
Le voisin « poêle » convient à ceux qui cherchent d’abord du confort dans la pièce de vie, un budget d’investissement limité et une belle flamme. Le poêle à granulés reste un très bon chauffage d’appoint, notamment si le système principal est déjà correct et que la facture annuelle ne dépasse pas trop 1 000 à 1 200 €.
Le voisin « PAC », lui, vise les maisons individuelles chauffées au gaz, au fioul ou à l’électricité directe, avec des factures déjà lourdes. Si le foyer peut assumer un reste à charge autour de 9 000 € grâce à MaPrimeRénov’, la pompe à chaleur remplace le générateur principal et fait vraiment chuter la consommation année après année.
En bref
- 🏠 En 2024, deux voisins d’une même rue chauffent des maisons identiques avec un poêle à granulés ou une pompe à chaleur tout l’hiver.
- 📉 Les auteurs détaillent coûts d’installation, consommation annuelle et aides MaPrimeRénov’ pour comparer les économies promises par chaque solution de chauffage.
- 🤔 Entre confort de la flamme, budget initial et facture de gaz ou d’électricité, l’analyse laisse entrevoir quel voisin parie sur le bon calcul durable.
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