Pourquoi les architectes suppriment la hotte de votre cuisine ouverte et ce qu’ils installent à la place

Publié le ParRédaction Elle adore
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Dans les nouvelles cuisines ouvertes, la hotte suspendue devient l’invité de trop, bruyante et encombrante. Pourquoi les architectes d’intérieur misent-ils désormais sur des systèmes d’aspiration presque invisibles ?

En février, vous faites mijoter une soupe sur votre îlot, la maison est calme… jusqu’à ce que la hotte se mette à vrombir au‑dessus de votre tête. Bloc de métal, lumière froide, bruit continu : tout à coup, on ne voit plus qu’elle dans la pièce. Et justement, de plus en plus d’architectes d’intérieur y voient le maillon faible de la cuisine moderne.

Car la cuisine n’est plus ce laboratoire fermé d’hier : elle s’ouvre sur le salon, devient pièce de vie, lieu de devoirs comme d’apéros. Dans ce décor soigné, la hotte suspendue apparaît soudain comme une vraie verrue visuelle, qui alourdit l’ambiance et casse la vue. Les architectes ont trouvé mieux, et surtout plus discret.

Pourquoi la hotte suspendue en cuisine ouverte fait tache

Il y a quelques années, une hotte en inox fièrement accrochée au‑dessus de l’îlot incarnait la modernité, presque un équipement de chef. Dans une cuisine ouverte, l’effet s’est retourné : ce volume massif coupe les lignes de fuite, crée une barrière entre vous et vos invités et attire l’œil bien avant vos jolies façades ou vos suspensions.

Une hotte décorative reste aussi un objet très technique, pile au milieu du champ de vision. Elle projette une zone d’ombre sur le plan de travail, accumule graisses et poussière à des endroits difficiles à atteindre, tout en couvrant la conversation d’un souffle de moteur. Dans des intérieurs faits de bois, de céramique et d’enduits à la chaux, ce bloc métallique dénote.

Cuisine sans hotte apparente : comment les architectes gèrent les odeurs

Pour autant, personne ne conseille de cuisiner sans extraction. Dans la grande majorité des cuisines, si vous préparez souvent des plats mijotés ou sautés, l’aspiration reste indispensable pour éviter que les odeurs ne s’accrochent aux rideaux et au canapé. L’enjeu d’une cuisine sans hotte apparente consiste à faire disparaître le bloc au plafond, pas la fonction, grâce à des systèmes intégrés.

Les architectes plébiscitent surtout la plaque de cuisson avec hotte intégrée : la vapeur est aspirée vers le bas, au ras des casseroles, le moteur se cache dans le meuble et les filtres passent au lave‑vaisselle. Des marques comme BORA ou Elica ont bâti leur image sur ce principe.

  • La hotte de plafond encastrée affleure un faux plafond et laisse la cuisine très dégagée.
  • La hotte escamotable de plan surgit derrière la plaque puis disparaît dès que vous coupez le feu.
  • Dans le neuf, une ventilation mécanique renforcée complète ces solutions et limite les gaines visibles.

Une cuisine plus lumineuse et conviviale sans hotte visible

Une fois la hotte disparue du champ, le volume au‑dessus des fourneaux se libère. Les architectes d’intérieur y installent des suspensions en rotin, en verre soufflé ou en laiton, à la même hauteur que celles de la salle à manger. Le regard file d’un seul tenant, la pièce semble plus grande, plus lumineuse, plus facile à revendre.

Sans bloc suspendu, la zone de cuisson peut se placer devant une fenêtre ou sous une verrière, pour cuisiner face au jardin ou aux enfants. Les murs respirent, libérés des meubles hauts et des cheminées d’inox : quelques étagères fines, une crédence texturée, et la technique s’efface derrière un art de vivre chaleureux.

En bref

  • En 2026, en France, la cuisine sans hotte apparente s’impose dans les pièces de vie ouvertes, portée par les architectes d’intérieur.
  • Plaques de cuisson avec hotte intégrée, hotte de plafond encastrée ou système escamotable de plan réinventent l’aspiration sans encombrer la vue.
  • Entre lumière retrouvée, suspensions déco et confort acoustique, cette nouvelle génération de cuisines ouvertes change subtilement la façon de cuisiner au quotidien.