Si vos soirées finissent en écrans et en vin, posez-vous cette question sur votre façon de « vivre sainement »

Publié le Par Rédaction Elle adore
Si vos soirées finissent en écrans et en vin, posez-vous cette question sur votre façon de « vivre sainement » © Reworld Media

À 37 ans, Lachlan Brown réalise que ses efforts pour vivre sainement masquent surtout une envie constante de fuir ses journées. Comment ce constat bouleverse sa vision de la santé ?

Pour beaucoup, « vivre sainement » rime encore avec réveils à l’aube, sport intensif, alimentation ultra-contrôlée et méditation chronométrée. Le scénario est connu : la journée est tenue au millimètre, les applis de suivi s’accumulent, les écarts se comptent en culpabilité. Et pourtant, une fatigue sourde demeure. Le soir venu, le téléphone, le verre de vin ou la série lancée « pour ne plus penser » reviennent comme des réflexes. Comme si le vrai problème n’était pas le manque de volonté, mais la journée dont on cherche à s’échapper.

C’est le basculement décrit par l’auteur et psychologue Lachlan Brown dans un texte publié le 11 mai 2026 sur VegOut Magazine. À 37 ans, il raconte comment sa vision d’une vie saine a glissé de la pure discipline vers l’idée de construire une vie dont on ne veut pas secrètement s’échapper, selon VegOut Magazine. L’enjeu n’est plus seulement de cocher des habitudes, mais de se demander : « Combien de ma semaine est-ce que j’essaie en réalité de fuir ? ». Cette question change tout.

Quand « vivre sainement » se réduit à se contrôler

Lachlan Brown explique qu’il a longtemps traité la santé comme un problème de contrôle de soi : réveils à 5 heures, entraînements durs, alimentation « clean », aucun verre en semaine, méditation obligatoire, toujours selon VegOut Magazine. Il se vivait comme l’obstacle à surmonter. Les systèmes servaient moins à prendre soin de lui qu’à le dompter. À propos de cette logique, il écrit : « You can’t out-discipline that ». Quand la journée est vécue comme une suite de contraintes dont on veut sortir, aucune quantité de volonté ne suffit durablement.

Dans ce modèle, l’épuisement est rebaptisé « discipline » pour rester acceptable. On se félicite d’être crevé, tant que le planning est respecté. La question à se poser devient alors plus inconfortable : si un mode de vie « sain » laisse constamment vidé, est-ce vraiment de la santé ou le signe que la vie, autour des habitudes, ne convient pas ?

Les petites échappatoires, thermomètre de la vie quotidienne

Le texte de VegOut Magazine insiste sur ces micro-sorties de secours : le verre « bien mérité » après le travail, le défilement sans fin sur le téléphone, l’effondrement du samedi après-midi. Pris isolément, rien de dramatique. Ensemble, ils signalent qu’une partie de la journée est perçue comme quelque chose à survivre plus qu’à vivre. « The healthiest people I knew weren’t more disciplined », écrit Lachlan Brown ; ils avaient surtout moins besoin de fuir leur propre vie.

Une première piste consiste à regarder ces gestes non comme des fautes, mais comme des données. Pendant une semaine, noter chaque envie de fuite : heure, activité, personnes présentes, lieu. Se demander ensuite : qu’est-ce qui est ajustable vite (un soir par semaine différent, une limite claire au travail, un moment vraiment reposant) et qu’est-ce qui relève d’un chantier plus long (emploi, ville, relation) ? L’objectif n’est pas de supprimer toute échappatoire, mais de réduire la dose nécessaire pour tenir.

Construire une vie dont on ne veut plus s’échapper, un travail lent

Dans VegOut Magazine, Lachlan Brown raconte que ce sont des changements de fond – déménagement, naissance de sa fille, travail plus aligné – qui ont peu à peu fait baisser l’envie de s’anesthésier le soir. Il continue d’avoir des soirs où il cherche une sortie, et conclut : « I’m 37, and I don’t think I have this fully worked out. » La clé n’est pas la perfection, mais la façon de lire ces moments : non comme des preuves de faiblesse, mais comme des signaux sur ce qui, dans la vie actuelle, demande à être revu. Vivre sainement ressemble alors moins à tenir un régime qu’à habiter une journée dont on n’a plus envie de s’enfuir.

En bref

  • Le 11 mai 2026, Lachlan Brown, 37 ans, raconte dans VegOut Magazine comment sa quête de vie saine s’est longtemps confondue avec l’auto-contrôle.
  • Son récit relie petite échappatoires du quotidien, fatigue déguisée en discipline et besoin de s’interroger sur ce que nos journées nous font réellement vivre.
  • Entre audit personnel des envies de fuite et ajustements concrets, il esquisse une autre façon de construire une vie dont on ne veut plus s’échapper.