Vieilles fenêtres et courants d’air : ce geste en 5 min sans silicone ni travaux fait chuter la facture de chauffage
L’air est coupant dehors, le chauffage tourne au maximum, pourtant un filet glacé vous caresse la nuque près du canapé. La scène est typique des logements anciens : une vieille fenêtre en bois laisse passer un courant d'air dès que le vent se lève. On ferme, on cale, rien n’y fait, la sensation de paroi froide persiste.
Derrière ce simple courant d’air se cachent des pertes de chaleur importantes : ils peuvent provoquer jusqu’à 30 % de déperditions et 15 % de hausse de la facture de chauffage dans un logement mal isolé. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe un geste tout simple, réalisable en 5 minutes, sans silicone ni chantier, pour retrouver un coin fenêtre enfin supportable.
Pourquoi une vieille fenêtre laisse passer autant d’air froid
Avec le temps, le bois gonfle quand l’air est humide, se rétracte quand il fait sec, et finit par créer du jeu entre l’ouvrant et le dormant. Ces interstices de 1 à 4 mm suffisent pour transformer la fenêtre en véritable passoire thermique, surtout si le vitrage est simple. Le chauffage compense, d’où cette impression de radiateurs qui ne s’arrêtent jamais.
Avant de corriger le problème, il faut cibler précisément l’endroit où l’air passe. Le dos de la main, très sensible aux variations de température, révèle vite un filet glacé le long d’un montant ou près de la poignée. Pour confirmer, on peut faire le test à la bougie ou au briquet : si la flamme vacille à un angle, la fuite se trouve exactement là.
Le joint en mousse autocollant, arme discrète contre le courant d’air
Pour une menuiserie ancienne, le réflexe mastic silicone convient mal : application délicate et temps de séchage long. Un joint en mousse autocollant coûte moins de 10 € et se pose à sec. Contrairement aux profils rigides en caoutchouc, la mousse se comprime là où l’espace est réduit et comble les jours plus larges, sans bloquer la fermeture.
Pour choisir la bonne épaisseur, inutile d’acheter un pied à coulisse. Prenez un petit morceau de pâte à modeler, ou de mie de pain tassée, enveloppez-le dans un film alimentaire et coincez-le sur le pourtour. En refermant, la pâte s’écrase ; il suffit ensuite de mesurer et de choisir un joint légèrement plus gros, par exemple 3 à 5 mm.
Poser le joint en cinq minutes et valider le résultat
Une fois le bon rouleau en main, nettoyez rapidement le dormant à l’alcool ménager ou au vinaigre blanc, puis laissez sécher. Déroulez le joint côté dormant en retirant peu à peu le film protecteur, sans jamais étirer la mousse. Coupez net aux angles avec une paire de ciseaux et repartez sur le côté suivant, en faisant bien rejoindre les extrémités pour éviter tout trou.
Terminez par un test à la main ou à la bougie : une flamme immobile confirme que le courant d'air fenêtre est stoppé et que vos radiateurs tourneront moins. En complément, des volets peuvent aider ; comme le rappelle Rachid, interrogé par MesDépanneurs.fr, "Les volets en PVC sont particulièrement plébiscités, pour leur forte capacité d'isolation et leur meilleure résistance thermique." De simples rideaux épais devant la fenêtre renforcent cette barrière contre le froid.