Vos fenêtres anciennes laissent passer l’air ? Cette méthode sans silicone ni salissures à ne plus négliger cet hiver
Janvier est installé, le chauffage tourne, mais il suffit de tendre la main vers une vieille fenêtre pour sentir ce filet d’air qui refroidit tout le séjour. Beaucoup pensent aussitôt à dégainer le pistolet à mastic pour combler les jours. Sur des menuiseries anciennes en bois, ce réflexe peut pourtant faire plus de dégâts qu’il n’en répare. Une autre façon de calfeutrer une fenêtre ancienne sans silicone existe, bien plus propre et facile à vivre.
Joint qui bave sur le bois verni, trace brillante sur la vitre, cordon irrégulier dans un angle tordu… Sur une fenêtre XIXe, le silicone cumule les défauts. Son odeur acétique pique le nez, il met du temps à sécher, peut jaunir, puis se décoller quand le bois travaille avec l’humidité, parfois dès le premier ou le deuxième hiver. On comprend pourquoi beaucoup redoutent encore ces travaux de saison.
Fenêtre ancienne : quand le silicone devient un faux ami
Sur une menuiserie qui n’est jamais parfaitement droite, le cordon de mastic suit les défauts du bois, fait des pâtés, déborde dans les feuillures. Le lissage au doigt étale la matière sur la peinture écaillée, crée des traces quasi impossibles à reprendre sans poncer. Une fois en place, ce joint collé n’est plus vraiment réversible, ce qui complique toute future rénovation ou remise à nu du bois.
Sur le plan thermique, le résultat déçoit souvent. Si le cordon n’est pas continu, l’air trouve le moindre passage. Et si l’on force la dose pour boucher chaque défaut, la fenêtre ferme mal, les crémones souffrent, les vitres encaissent des contraintes inutiles. Sans oublier que gratter du vieux silicone pour repartir sur une base propre relève vite du casse-tête.
La méthode sèche pour isoler une fenêtre ancienne sans silicone
La parade consiste à poser des joints autocollants compressibles entre dormant et ouvrant. Sous forme de mousse ou de caoutchouc synthétique EPDM, ils créent une barrière physique à l’air froid, sans aucune pâte collante et se retirent sans abîmer le bois ancien. La clé est de choisir l’épaisseur exacte. Une astuce simple aide : placer un petit morceau de pâte à modeler, ou de chewing-gum emballé, à plusieurs endroits du cadre, fermer la fenêtre, puis mesurer l’épaisseur écrasée.
L’achat se fait ensuite selon cette mesure. Un joint trop fin laisse passer l’air, un modèle trop épais bloque la fermeture et fatigue la ferronnerie. Les profils en E, P ou D couvrent la plupart des cas ; le profil en D, creux, comble déjà jusqu’à 5 ou 6 millimètres, surtout s’il est en mousse dense ou en EPDM.
Joints de fenêtre et rideaux thermiques doublés, le duo gagnant
Pour que ces joints tiennent, le cadre doit être propre : nettoyage à l’alcool ou au vinaigre, surface sèche, résidus grattés, ponçage léger si le bois est irrégulier. La pose commence par le haut, film retiré peu à peu, joint simplement appuyé sans le tirer, angles coupés nets.
Une fois la fermeture testée et les fuites traquées à la bougie ou avec une simple feuille de papier coincée dans le battant, le gain de confort se fait déjà sentir. Ajouter des rideaux thermiques doublés devant ces fenêtres crée un sas chaud et peut encore faire gagner environ 1,5 à 2 °C dans la pièce, sans toucher au thermostat ni enlaidir vos fenêtres anciennes.