Automne : ce geste oublié de nos grands-parents avec les plinthes stoppe les souris et le gaspillage de chauffage
© Reworld Media
Chaque début d’automne, certains longeaient les plinthes au crayon, persuadés de prévenir de biens mauvaises rencontres. Que cachaient vraiment ces quelques traits discrets ?
Dans bien des maisons, l’automne commençait par un drôle de ballet silencieux : un crayon à la main, nos grands-parents suivaient patiemment le fil des plinthes. Enfants, on levait les yeux au ciel, persuadés d’assister à une manie de plus, rangée avec les bas de laine et les bouillottes.
Et puis arrivent les premiers froids, ces petits grattements derrière le mur, une crotte sombre au pied d’un meuble… Soudain, ce tracé de crayon reprend tout son sens. Derrière ce geste presque tendre se cache une méthode redoutable pour garder la souris domestique dehors, avant même qu’elle ne trouve le chemin de la cuisine.
Pourquoi 6 millimètres suffisent à une souris pour passer
Ce que nos aînés savaient par expérience, la science l’a confirmé : une souris adulte se faufile dans un interstice d’environ 6 mm, soit l’épaisseur d’un crayon fin. Le “tour des plinthes” permettait justement de repérer ces micro-fentes où la mine s’enfonce ou disparaît, signe qu’un passage existe entre mur, sol et bois.
Dès septembre, quand les nuits rafraîchissent, les rongeurs quittent jardins, remises et haies pour chercher chaleur et nourriture. Les signalements d’infestations grimpent fortement entre octobre et décembre en France : ceux qui avaient déjà fait leur tour de crayon et bouché les failles dormaient tranquille, pendant que les autres découvraient des visiteurs au pied du radiateur.
Refaire le test du crayon aujourd’hui : 20 minutes pour inspecter la maison
Nous avons tous déjà laissé filer un petit jour sous une porte ou derrière un meuble, en se disant que “ce n’est rien”. À l’automne, ce “rien” devient une invitation. Armé d’un crayon ou d’un stylo fin et d’une lampe, il suffit de longer lentement toutes les plinthes des pièces de vie, des couloirs, mais aussi du garage et de l’abri de jardin.
Là où la pointe glisse sans accrocher ou disparaît dans une fente, vous avez potentiellement 6 mm : une souris peut passer, vos réserves de pâtes et de graines aussi. On repère au passage les autres points d’entrée typiques – passages de tuyaux, câbles, pieds de porte – que l’on marque avec un morceau de ruban adhésif pour les traiter ensuite, au calme.
Boucher chaque trou de souris sous la plinthe comme un pro
Une fois les failles repérées, l’objectif est clair : boucher trou souris plinthe pour de bon, sans produits toxiques. Oubliée, la mousse expansive qui se fait grignoter. Les pros misent sur la laine d’acier et un bon mastic acrylique ou polyuréthane, voire un petit mortier pour les murs en maçonnerie, avec en bonus moins de courants d’air et de chauffage gaspillé.
- Nettoyer le tour du trou, dépoussiérer et sécher.
- Tasser fermement la laine d’acier au fond de la cavité avec un tournevis.
- Recouvrir de mastic ou de mortier, lisser à la spatule.
- Laisser sécher, repeindre si besoin, puis refaire un mini tour de crayon chaque début d’automne.
Sources
En bref
- 👵 À l’automne, nos grands-parents passaient un crayon le long des plinthes pour repérer les failles minuscules où la souris domestique pouvait s’inviter.
- 🛠 La méthode associe un test du crayon pour mesurer les jours et un colmatage ciblé des trous de souris sous plinthe avec des matériaux adaptés.
- 🏡 Entre laine d’acier inoxydable, mastic et pièges à éviter comme la mousse expansive, ce rituel d’automne réserve quelques surprises à qui veut sécuriser sa maison.
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