Deux jardiniers ont laissé leurs géraniums dehors en novembre : un seul les verra refleurir sans encombre malgré le gel à -15 °C
© Reworld Media
À l’automne, partout en France, les jardiniers se demandent s’il faut rentrer les géraniums avant l’hiver ou les laisser affronter le froid. Entre pélargoniums de balcon gélifs et géraniums vivaces rustiques, quelques repères simples changent tout.
À l’automne, beaucoup de balcons vivent la même scène : des bras chargés de jardinières, rentrées en urgence dès que la météo annonce 0 °C. Pourtant, dans certains vieux jardins, des coussins de géraniums ont passé tout l’hiver dehors, parfois sous la neige, sans qu’aucun pot ne soit déplacé.
D’où vient cette différence si frappante ? Du fait que, derrière le même nom, se cachent deux mondes : les pélargoniums gélifs des jardinières et les géraniums vivaces rustiques du jardin, capables de tenir jusqu’à –15 °C en sol drainé. Selon que l’on vit à Brest ou à Strasbourg, en pot ou en pleine terre, l’attitude à adopter avant l’hiver n’est pas la même. Pour savoir si vos géraniums peuvent rester dehors, quelques repères simples suffisent.
Géranium de balcon ou vivace : la confusion qui décide de tout
Dans le langage courant, on appelle géranium tout ce qui fleurit en rouge ou en rose sur le rebord des fenêtres. En réalité, la plupart sont des pélargoniums, originaires d’Afrique du Sud, aux tiges charnues qui gèlent autour de 0 °C. Les vrais géraniums vivaces, eux, appartiennent au genre Geranium et ont supporté sans broncher des froids proches de –15 °C lorsqu’ils sont bien installés en pleine terre drainée.
Pour les reconnaître, un coup d’œil suffit. En pot, avec des tiges épaisses et une floraison continue, c’est presque toujours un pélargonium à protéger. En massif, sous forme de touffes basses au feuillage très découpé qui a parfois disparu en hiver avant de revenir du même endroit au printemps, il s’agit d’un géranium vivace comme Geranium sanguineum, Geranium macrorrhizum ou ‘Rozanne’.
Que faire selon votre climat : rentrer ou protéger sur place ?
Pour les pélargoniums, tout se joue entre votre région et le thermomètre. Dans le Nord, l’Est ou les zones de montagne, où les gelées reviennent chaque hiver, on a tout intérêt à les rentrer dès que la météo annonce 0 °C : leurs tiges gorgées d’eau noircissent vite et meurent souvent vers –3 °C. Sur les côtes atlantiques et méditerranéennes, ou dans une cour très abritée, ils peuvent rester dehors un peu plus longtemps, à condition de pouvoir les couvrir au moindre avis de gel.
Quand il faut les sauver, mieux vaut agir avant la nuit critique. Nous avons retiré fleurs fanées et feuilles jaunes, inspecté les tiges puis raccourci les pousses trop longues. Le pot a été placé hors gel, dans un endroit lumineux et plutôt frais, avec des arrosages espacés. Faute de place, les sujets les plus robustes peuvent être sortis de leur pot et gardés presque à sec, racines nues, dans une cave ou un garage aéré.
Le secret des jardins tranquilles : miser sur les géraniums vivaces
Si vos géraniums sont de vraies vivaces en pleine terre, vous pouvez les laisser dehors. Plantés à l’automne en sol bien drainé, avec parfois un léger paillis le premier hiver, ils ont passé sans arrosage des froids proches de –15 °C, puis sont repartis en fin d’hiver après un simple coup de sécateur.
Sources
En bref
- 🍂 À l’automne, en France, les jardiniers hésitent entre rentrer les géraniums avant l’hiver ou les laisser dehors, selon balcon, jardin ou climat local.
- 🌡️ On y apprend à distinguer pélargoniums fragiles et géraniums vivaces rustiques, puis à ajuster l’hivernage selon les températures annoncées et la zone climatique.
- 🧭 Une check-list express et des exemples de jardins réels aident à décider quelles jardinières sauver, lesquelles risquer dehors et comment gagner en sérénité hivernale.
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