Jardin : ces fruits tombés au sol que vous laissez pourrir attirent guêpes et frelons, voici le geste à adopter
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Guêpes, frelons, fruits écrasés au pied des pommiers : la scène se répète chaque fin d’été au jardin. Faut-il ramasser les fruits tombés au sol ou en laisser quelques-uns sans mettre famille et verger en danger ?
Scène familière de fin d’été : une nuée de guêpes au ras du gazon, des fruits écrasés qui collent aux sandales, un enfant qui court pieds nus… et l’angoisse qu’un frelon ne se cache dans une pomme trop mûre. Le verger devient alors moins idyllique d’un coup.
Entre propreté, sécurité et respect de la nature, la question revient chaque année : faut-il ramasser les fruits tombés au sol ou en laisser pour la faune du jardin ? La réponse n’est pas tout blanc ou tout noir, mais un subtil dosage que l’on peut adopter très facilement.
Pourquoi le sol se couvre de fruits… et d’insectes en fin d’été
En août et septembre, les pommiers, poiriers, pruniers ou figuiers ont donné le meilleur. Sous l’effet du vent, de la chaleur ou d’un simple excès de maturité, les fruits tombent, parfois fendus. Ils commencent à fermenter, dégagent beaucoup de sucres et d’odeurs qui attirent les insectes de loin.
Comme le rappelle Le Parisien Jardin, à la fin de l’été, les colonies de guêpes et de frelons n’ont presque plus de larves à nourrir et les ouvrières doivent trouver d’autres sources de glucides. Les fruits mûrs au sol deviennent alors un véritable buffet, mais aussi un point de ralliement pour mouches des fruits, coléoptères, mulots ou rats.
Faut-il ramasser les fruits tombés au sol ? Les erreurs qui attirent guêpes et frelons
Laisser tout en place sous les arbres revient à installer un garde-manger permanent. Les fruits pourris servent de refuge aux champignons comme la moniliose ou la tavelure, capables de passer l’hiver dans ces « momies » et de contaminer les récoltes suivantes. Ils abîment aussi la pelouse, rendent le sol glissant, sentent fort et provoquent des semis spontanés au mauvais endroit.
Nous avons tous déjà ramassé une pomme gorgée de jus sans voir qu’une guêpe s’y était enfoncée. Leur couleur sombre se confond avec la chair brunie. Le Parisien Jardin rappelle que « la piqûre est avant tout un moyen de défense : l’insecte pique pour survivre ». Mains, pieds nus, museau du chien… tout ce qui s’approche trop près est exposé, avec un risque grave pour les personnes allergiques.
Le bon compromis : routine de ramassage, biodiversité et fruits du voisin
La bonne habitude consiste à ramasser en douceur, de préférence le matin quand les insectes sont moins actifs, avec chaussures fermées, gants, râteau et seau muni d’un couvercle. Observer le va-et-vient des guêpes avant de commencer, éviter les gestes brusques, inspecter chaque fruit et arrêter si plusieurs insectes s’agitent rassure tout le monde.
D’ailleurs, rien n’empêche de réserver un coin du jardin, loin des passages, où quelques fruits nourriront hérissons et oiseaux. Les plus beaux morceaux finissent en compotes ou gelées, les abîmés au compost. Et si les prunes du voisin tombent chez vous, l’article 673 du Code civil précise qu’elles deviennent vôtres dès qu’elles chutent naturellement, sans secouer l’arbre ni cueillir les branches qui dépassent.
En bref
- 🌳 En août-septembre, le verger se couvre de fruits tombés au sol qui attirent guêpes, frelons, mouches des fruits et rongeurs près de la maison.
- 🛡️ Ramasser les fruits tombés au sol limite maladies du verger, nuisibles et risques de piqûres, à condition d’adopter quelques précautions simples lors du nettoyage.
- ♻️ Entre sécurité, biodiversité et même fruits du voisin, un équilibre subtil se dessine pour gérer ce tapis de fruits sans regrets au jardin.
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