Jardin : cette erreur de timing avec vos nichoirs les transforme en squats à rongeurs, voici le bon moment pour agir

Publié le ParRédaction Elle adore
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Posé dès l’automne, un nichoir peut finir trempé, squatté et boudé par les mésanges. À quel moment précis l’installer pour qu’il se remplisse enfin ?

Chaque automne, dès que les feuilles tombent, beaucoup de jardiniers fixent leurs nichoirs en haut d’un tronc ou d’un pignon. L’idée semble parfaite : offrir très tôt un refuge aux mésanges et rouges-gorges. Sauf que pour la future couvée du printemps, ce zèle peut transformer le joli nichoir en vrai repoussoir.

Si vous vous demandez vraiment quand installer un nichoir, la meilleure réponse pour la nidification n’est pas « le plus tôt possible ». La période clé se situe entre la mi-février et le tout début de mars. Ce léger décalage protège le bois de l’hiver le plus rude et limite les squatteurs à fourrure. De quoi changer complètement le taux d’occupation.

Pourquoi la date du nichoir change tout

En hiver, les oiseaux cherchent d’abord à survivre, pas à nicher. Leur instinct de reproduction se réveille quand les jours rallongent, que les bourgeons gonflent, vers la fin février. Les mâles de mésange bleue, de mésange charbonnière ou de sitelle inspectent alors chaque cavité disponible. Pour qu’ils s’installent, l’intérieur doit paraître sec, propre, sûr au moment exact de cette tournée d’inspection.

Un nichoir vissé dès novembre encaisse pluie, vent, gel et brouillard pendant de longues semaines. L’humidité s’y installe, le bois travaille, l’intérieur devient froid ou commence à moisir. On croit offrir un cocon, on propose en réalité une chambre humide que les oiseaux vont bouder. Pour eux, un gîte vraiment attirant est un gîte resté sain jusqu’à la fin de l’hiver.

Poser trop tôt : le nichoir devient squat

Un nichoir posé trop tôt attire aussi des locataires que vous n’aviez pas invités. Souris, mulots et parfois écureuils adorent ces cabanes en bois pour traverser le froid. Ils y apportent un fouillis de matériaux, grignotent les parois et laissent des déjections qui imprègnent tout. Au printemps, les oiseaux, très exigeants sur la propreté, fuient souvent ces refuges souillés.

Installer le nichoir entre la mi-février et le début mars coupe court à ce scénario. Les rongeurs sortent alors de leur torpeur et cherchent moins un toit, tandis que les mésanges commencent leurs repérages. Si vous voulez aussi offrir un abri hivernal, gardez vos nichoirs en place, mais ouvrez-les en fin d’hiver pour vider, brosser et remettre tout au propre avant la saison des œufs.

La bonne fenêtre et les bons gestes d’installation

Quand le soleil chauffe un peu le matin et que les bourgeons pointent, votre jardin entre dans la période idéale pour accueillir un nichoir neuf. Proposez alors un refuge « clé en main » aux mésanges, rougequeues et sittelles, en respectant quelques critères simples :

  • Orientation : trou vers l’est ou le sud-est, à l’abri des pluies dominantes.
  • Hauteur : entre 2 et 3 mètres pour limiter les chats et garder l’entretien possible.
  • Inclinaison : nichoir légèrement penché vers l’avant pour que la pluie ne rentre pas.
  • Fixation : fil de fer gainé de tuyau d’arrosage autour du tronc, sans clous dans le bois vivant.

Passé le mois de mars, évitez de déplacer les nichoirs et regardez simplement les allers-retours des futurs parents.

En bref

  • Chaque automne, de nombreux jardiniers fixent leurs nichoirs pour aider mésanges et rouges-gorges, sans mesurer l’impact réel de cette date d’installation.
  • L’article décrit comment un nichoir posé trop tôt devient humide, squatté par les rongeurs et beaucoup moins attractif pour la nidification de printemps.
  • Un calendrier simple et quelques gestes d’installation clés indiquent la période la plus stratégique pour installer un nichoir sans le transformer en refuge déserté.