Trou dans la pelouse en septembre : si vous accusez les taupes, vous faites cette erreur qui abîme votre jardin
© Reworld Media
En septembre, des trous se multiplient dans la pelouse et la taupe est aussitôt désignée coupable. Mais un autre acteur discret du jardin change la donne.
Un matin de septembre, le regard accroche un cratère dans le gazon, un monticule, ou juste un trou bien net. Réflexe immédiat : accuser les taupes et imaginer déjà les galeries sous la pelouse. Pourtant, à cette saison, cette accusation tombe très souvent à côté de la réalité.
En réalité, la plupart des trous dans la pelouse en septembre sont l’œuvre d’un autre pensionnaire du jardin : le campagnol, rongeur bien plus actif à l’automne que la taupe. Apprendre à lire la forme du trou, son emplacement et l’état des plantes voisines change tout… et évite de sortir les mauvais pièges.
En septembre, la taupe est souvent accusée à tort
La taupe traîne une mauvaise réputation : au moindre rond de terre, on l’accuse. Son empreinte est pourtant très typée. Elle pousse la terre en surface et forme des taupinières en dôme, bien régulières, faites d’une terre fine et souple, sans trou visible au centre.
La taupe vit presque toujours sous terre, se nourrit de vers et de larves et n’attaque pas les racines ni les bulbes. Ses galeries serpentent surtout au cœur des pelouses. Si, en septembre, les marques sont de petits trous nombreux ou alignés, le coupable est ailleurs.
Taupe ou campagnol ? La check-list express sur votre gazon
Le campagnol creuse des galeries peu profondes et laisse des trous ronds, propres, de quatre à six centimètres. Souvent, aucun monticule n’apparaît. Quand un peu de terre ressort, elle forme un tas bas, aplati, mêlé de petits débris végétaux. Les entrées se regroupent alors en chapelets près d’un massif ou du potager.
Les plantes donnent aussi l’alerte. Salades qui s’affaissent, carottes ou jeunes arbustes qui dépérissent, bulbes de tulipes ou de dahlias rongés pointent vers le campagnol, amateur de racines. On repère parfois de fines sentes d’herbe rase reliant plusieurs trous, sur une terre sèche et compacte, travaillée surtout à l’aube et au crépuscule.
Protéger sa pelouse et son potager sans affoler la biodiversité
Une fois le diagnostic posé, la meilleure arme contre le campagnol reste la protection physique des zones sensibles. Autour des bulbes, du potager ou des jeunes arbres fruitiers, un grillage à mailles fines enterré limite l’accès aux racines. Lors des plantations, des paniers grillagés individuels évitent bien des déceptions au printemps suivant.
Nous avons tous déjà été tentés par des solutions radicales, mais le jardin gagne à rester vivant. Une tonte régulière, sans tas d’herbes ni de feuilles près des massifs, rend le terrain moins accueillant. Perchoirs pour chouettes et buses, coins sauvages, voire un chat chasseur, aident les prédateurs naturels. Les taupes, elles, peuvent être tolérées en aplanissant leurs monticules.
En bref
- En septembre, les trous qui marquent la pelouse interrogent les jardiniers, tandis que taupe et campagnol terrestre laissent des indices très différents. 🕳️
- Une check-list visuelle explique comment observer la forme des entrées, l’emplacement dans le jardin et l’état des racines pour viser juste. 📋
- Des protections physiques ciblées et l’appui sur les prédateurs naturels offrent une stratégie durable, tout en réhabilitant le rôle méconnu des taupes. 🌱
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