Ce kouign amann maison va transformer vos goûters d'hiver : la méthode crousti-fondante sans prise de tête

Entre pluie de janvier et odeur de beurre caramélisé, le kouign amann breton s'invite à la maison pour un goûter brûlant. Comment l'obtenir tout doré et crousti-fondant sans y passer la journée ?
Ce kouign amann maison va transformer vos goûters d'hiver : la méthode crousti-fondante sans prise de tête

Les après-midis glacés de janvier changent aussitôt de visage quand un kouign amann maison sort du four. Sur la table du salon, ce gâteau breton tout doré laisse filer une odeur de beurre et de sucre caramélisé, promesse d'une croûte craquante et d'un coeur fondant. De quoi transformer un simple goûter en parenthèse ultra réconfortante.

Longtemps associé aux vitrines des boulangeries de Douarnenez, le kouign amann impressionne avec son feuilletage caramélisé. Pourtant, cette pâtisserie née au XIXe siècle à partir d'une pâte à pain enrichie en beurre et sucre se prépare très bien chez soi, avec peu d'ingrédients et un minimum de technique.

Un kouign amann breton pour un goûter d'hiver tout crousti-fondant

Ce qui rend le kouign amann unique, c'est sa base de pâte levée, proche d'une pâte à pain, que l'on travaille ensuite comme une viennoiserie. Le sucre fond pendant la cuisson, imprègne les couches de pâte puis caramélise pour donner une croûte brillante, des bords croustillants et un intérieur moelleux, reconnaissable entre mille sur une table de goûter.

Autre atout pour l'hiver : la richesse assumée en beurre fait de cette spécialité de Bretagne une douceur ultra réconfortante, parfaite quand la lumière se fait rare. Servi tiède, le gâteau alterne croquant du caramel et fondant de la mie, un duo que l'on obtient sans technique professionnelle dès lors que l'on maîtrise quelques repères simples.

Les ingrédients clés d'un kouign amann maison sans prise de tête

Pour un moule, il faut compter 250 g de farine de blé T45 ou T55, 10 g de levure de boulanger fraîche ou 5 g de levure sèche, 150 ml d'eau à température ambiante, 5 g de sel fin, 200 g de beurre, idéalement demi-sel, et 180 à 200 g de sucre en poudre. Rien de plus, mais chaque élément joue un rôle précis dans le résultat crousti-fondant.

La farine apporte le moelleux du coeur, le beurre assure la générosité du feuilletage et le sucre provoque cette caramélisation dorée sur les bords. Pour personnaliser, on peut ajouter un peu de sucre vanillé, un voile de zeste d'orange ou quelques éclats de noisettes torréfiées, voire de fines lamelles de pommes, tout en restant fidèle à l'esprit du kouign amann breton.

La méthode simplifiée pour un kouign amann doré, croustillant et fondant

Côté geste, on reste sans prise de tête avec une pâte levée : farine, levure, eau et sel mélangés jusqu'à former une boule souple, laissée au repos environ une heure pour qu'elle double de volume. Vient ensuite le feuilletage, en étalant la pâte en rectangle, en ajoutant des lamelles de beurre froid et du sucre, puis en repliant en portefeuille deux fois.

Une fois la pâte installée dans un moule généreusement beurré et laissée lever encore une vingtaine de minutes, direction le four préchauffé entre 180 et 200 °C pour 35 à 40 minutes, jusqu'à ce que la surface devienne dorée-cuivrée et les bords bien caramélisés. Pour garder le croustillant, quelques réflexes changent tout :

  • garder le beurre très froid pour un feuilletage net ;
  • ne pas dépasser les quantités de beurre et de sucre ;
  • démouler chaud et laisser tiédir sur grille avant service, avec un bol de cidre ou un chocolat chaud.