Appareil auditif : négliger ces 3 tests avant de s’équiper, l’erreur qui gâche l’audition de milliers de Français
© Reworld Media
En France, un bilan auditif complet précède tout appareil auditif et implique ORL et audioprothésiste. Quels tests clés orientent vraiment votre équipement sans que vous le sachiez encore ?
Au restaurant, en réunion de famille ou devant la télévision, certaines phrases semblent s’effacer, surtout quand plusieurs personnes parlent en même temps. Beaucoup mettent cela sur le compte de la fatigue ou de l’âge, jusqu’au jour où suivre une conversation devient vraiment pénible. C’est souvent à ce moment que l’idée d’un appareil auditif apparaît.
Avant de choisir un modèle, la vraie étape clé reste pourtant le passage par des tests auditifs précis. Ce sont eux qui dessinent le profil de votre audition et orientent toutes les décisions ensuite. Comprendre ce que mesure chaque examen aide à savoir quoi demander au professionnel de santé, et à repérer un appareillage vraiment adapté.
Pourquoi les tests auditifs sont indispensables avant tout appareil auditif
Le choix d’un appareil auditif ne repose ni sur la couleur ni sur la discrétion, mais sur un bilan auditif complet. Ce bilan, prescrit lors d’une consultation chez un médecin ORL, identifie l’intensité de la perte, les fréquences touchées et la compréhension de la parole dans le bruit. Sans ces repères, les risques augmentent : mauvaise adaptation, inconfort, restitution brouillée des sons, voire acouphènes accentués. L’Assurance Maladie recommande d’ailleurs un bilan complet avant tout appareillage.
Les résultats classent la perte en perte transmissive (oreille externe ou moyenne), perte neurosensorielle (oreille interne ou nerf auditif) ou perte mixte. Une perte transmissive peut parfois être améliorée par un traitement médical, quand une perte neurosensorielle demande en général un appareillage ciblé. Bien différencier ces profils évite de s’équiper trop tôt, ou avec un dispositif inadapté.
Les trois tests auditifs essentiels expliqués simplement
Au cœur du bilan auditif complet, l’audiométrie tonale mesure la capacité à entendre des sons graves, médiums et aigus. Avec un casque, des bips de volumes différents sont envoyés ; le professionnel note la plus faible intensité perçue pour chaque fréquence. On obtient un audiogramme, véritable carte d’identité de l’oreille. Ce tracé permet d’ajuster la puissance de l’aide auditive et de cibler les zones à renforcer, par exemple des aigus affaiblis qui gênent la compréhension des consonnes.
L’audiométrie vocale évalue ensuite la faculté à distinguer des mots ou des syllabes, d’abord dans le silence puis avec des bruits de fond. Elle révèle les difficultés concrètes à suivre une discussion au café, en open space ou en famille, et oriente vers des appareils dotés de systèmes anti-bruit ou de réglages spécifiques pour la parole. L’impédancemétrie, elle, analyse le fonctionnement mécanique de l’oreille moyenne grâce à un petit embout qui modifie la pression dans le conduit auditif. Ce test repère un tympan raide, une otite séreuse ou une anomalie des osselets, et vérifie si une prise en charge médicale doit précéder ou compléter l’appareillage.
Comment utiliser ces résultats pour bien choisir son appareil auditif
Une fois les examens réalisés, l’ORL puis l’audioprothésiste traduisent ces chiffres en choix concrets : niveau de puissance, couverture des fréquences les plus fragiles, directivité des micros, options de réduction de bruit, forme de l’appareil selon votre mode de vie. En France, une période d’essai d’au moins 30 jours permet de tester ces réglages dans la vraie vie, de la sortie au marché aux appels en visioconférence, et d’affiner l’appareillage jusqu’à retrouver un confort d’écoute cohérent avec les résultats des tests auditifs.
En bref
- En France, un bilan auditif complet avec audiométrie tonale, vocale et impédancemétrie précède normalement tout choix d’appareil auditif remboursable.
- Ces tests auditifs évaluent seuils d’audition, compréhension de la parole et état de l’oreille moyenne pour guider puissance, réglages et options techniques.
- Interpréter ces résultats avec l’ORL et l’audioprothésiste devient alors décisif pour éviter un appareillage mal adapté et profiter pleinement de la période d’essai.
Abonnez-vous pour ne rien rater de l’actualité