Baisser le chauffage à 19 °C : cette erreur que font beaucoup de maîtres met la vessie du chat en danger
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En plein hiver, de plus en plus de foyers français tournent à 19 °C pour alléger leurs factures. Un simple froid intérieur suffit alors à faire basculer la vessie d’un chat fragile.
Thermostat bloqué à 19 °C, gros pull en laine, plaid sur les genoux : la scène est familière dans beaucoup de salons français. Pour l’humain, cette sobriété énergétique reste supportable. Pour le chat, animal d’origine désertique qui passe ses journées à traquer le moindre rayon de soleil, l’histoire est bien différente.
En février, les vétérinaires voient affluer des chats présentant de sérieux problèmes urinaires, alors que leurs familles assurent n’avoir changé qu’une chose : avoir baissé le chauffage de quelques degrés. Froid intérieur, stress et déshydratation s’enchaînent en silence avant la crise visible.
Froid, chauffage baissé et vessie du chat : une mécanique implacable
Dès que la température baisse, le chat se cale en boule sur le canapé, limite ses déplacements et adopte un véritable « mode économie d’énergie ». Il ne patrouille plus dans le logement, ne va presque plus à sa gamelle d’eau. Or la soif est déjà peu marquée chez lui ; privée de mouvement, elle disparaît presque.
Résultat : l’animal boit peu, son urine se concentre et devient plus irritante pour la paroi de la vessie. En parallèle, ce froid léger pour un humain génère un stress physiologique chez le félin. Son organisme lutte pour maintenir sa chaleur, ce qui fragilise encore davantage la vessie, organe particulièrement sensible au stress chez le chat.
Quand la cystite du chat se déclenche après une vague de froid
La combinaison urine très concentrée plus vessie fragilisée crée le terrain idéal pour une cystite du chat, souvent dite idiopathique car liée au stress plus qu’à une vraie infection. Les pics de consultations surviennent pendant les vagues de froid de février, au moment où l’on baisse le radiateur et où l’animal se met à moins bouger.
Certains signaux doivent alerter : passages répétés dans la litière pour de très petites quantités d’urine, miaulements ou agitation pendant la miction, léchage intensif de la zone génitale, gouttes de sang, pipis hors du bac. Chez un mâle qui n’arrive plus à uriner, la situation devient une urgence vitale et impose un vétérinaire immédiat.
Protéger la vessie sans remonter le chauffage : le plan d’action
Bonne nouvelle, il est possible de préserver la santé urinaire du chat sans renoncer aux 19 °C. La première arme reste l’hydratation : augmenter la part de nourriture humide (pâtées, sachets fraîcheur composés d’environ 80 % d’eau), proposer plusieurs bols d’eau propres, parfois légèrement tiédie, voire une fontaine, stimule les prises de boisson même chez un félin peu actif.
L’autre volet consiste à créer des microclimats chauds plutôt que de surchauffer tout le logement. Tapis isolants ou tapis chauffants basse consommation, bouillottes sécurisées glissées sous une couverture, hamac de radiateur ou panier éloigné des courants d’air offrent au chat un vrai refuge thermique. Installer la litière dans une pièce tempérée, sur un support qui n’est pas glacé, l’encourage aussi à uriner régulièrement et limite le risque de crise silencieuse.
En bref
- En hiver, la baisse du chauffage à 19 °C coïncide avec une hausse des problèmes urinaires du chat observée par de nombreux vétérinaires.
- Le froid intérieur favorise immobilisme, déshydratation et stress félin, constituant un terrain propice à la cystite du chat et aux crises urinaires hivernales.
- Des ajustements ciblés sur l’hydratation, la litière et des zones chaudes permettent pourtant de limiter ces risques sans renoncer à la sobriété énergétique.
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