Après 60 ans, continuer à manger « comme avant » met votre santé en danger : ce changement discret à faire vite
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Après 60 ans, beaucoup continuent à manger comme avant et voient le ventre, la tension et la fatigue grimper. Que se passe‑t‑il dans le corps et comment ajuster sans se priver ?
Vous mangez les mêmes plats qu’il y a vingt ans, sans vous resservir davantage, mais la balance grimpe, le ventre se ronde et la fatigue tombe après le repas. Beaucoup de personnes de plus de 60 ans parlent de ce décalage entre des habitudes stables et un corps qui ne suit plus.
Après 60 ans, le corps a moins besoin de carburant pur en calories, mais plus de nutriments pour protéger cœur, cerveau, muscles et os. Quand l’alimentation ne change pas, les risques d’hypertension artérielle, d’hypercholestérolémie, de diabète ou d’ostéoporose augmentent doucement, parfois sans signe spectaculaire au début.
Après 60 ans, un métabolisme ralenti et des besoins qui changent
En avançant en âge, le métabolisme de base ralentit : au repos, l’organisme brûle moins de calories qu’à 30 ou 40 ans pour assurer les mêmes fonctions vitales. La masse musculaire diminue, ce qui réduit encore cette dépense énergétique. Avec la même assiette qu’avant, l’excédent est plus vite stocké sous forme de graisses.
Dans le même temps, l’organisme affronte davantage d’inflammations chroniques et des os plus fragiles. Les besoins en protéines, en calcium et en vitamine D augmentent pour garder des muscles toniques et aider le calcium à se fixer sur l’os. Rester sur des repas peu riches en nutriments expose alors à la dénutrition et à l’ostéoporose.
Manger comme avant : un piège pour le poids et pour la santé
Un corps qui brûle moins, mais reçoit les mêmes portions, stocke plus facilement. Les kilos s’installent, surtout si le repas reste riche en aliments ultra-transformés, en sel, en sucres ajoutés ou en graisses saturées. Le Dr Nadim Geloo résume cette transition alimentaire : « Apporter ces changements peut être aussi simple que de choisir des repas et des collations sains qui aident à prévenir les maladies cardiaques, notamment en consommant des fruits et légumes frais, des aliments riches en fibres et pauvres en mauvaises graisses, tout en limitant le sel et le sucre », a expliqué le Dr Geloo au HuffPost US. Ces ajustements soutiennent le cœur, mais aussi l’énergie au quotidien.
Face aux kilos qui montent, certains seniors réagissent en diminuant fortement toutes les portions. Cette stratégie coupe aussi les apports en protéines et en fibres, pourtant essentiels pour entretenir la masse musculaire, la satiété, un transit régulier et une énergie stable. Le risque de dénutrition augmente alors, même avec un poids qui semble correct.
Adapter son assiette après 60 ans avec des gestes simples
Les gestes à privilégier restent simples : plus de protéines de qualité, des fruits et légumes à chaque repas, des poissons gras deux à trois fois par semaine pour la vitamine D, au moins 1,5 litre d’eau par jour et des aliments riches en magnésium en cas de fatigue. « Il peut être difficile de tout changer du jour au lendemain, c’est pourquoi je recommande de modifier un aspect de son alimentation à la fois, avec comme objectif à moyen terme d’éliminer les aliments nocifs », a reconnu le Dr Nadim Geloo.
En bref
- Après 60 ans, manger comme avant entraîne souvent prise de ventre, kilos en plus, fatigue après les repas et risques cardiovasculaires en hausse.
- Métabolisme ralenti, sarcopénie et besoins accrus en protéines, calcium, vitamine D rendent les portions d’hier inadaptées, surtout si l’assiette reste riche en produits ultra‑transformés.
- Des ajustements alimentaires progressifs, centrés sur la densité nutritionnelle, l’hydratation et certains repères de portions, aident à mieux soutenir énergie, muscles et os.
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