Après 65 ans, ne faites plus cette erreur avec votre IMC : viser coûte que coûte un chiffre trop bas sur la balance

Publié le ParRédaction Elle adore
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À partir de 65 ans, la balance ne raconte plus la même histoire : ce qui semblait du surpoids peut devenir un atout santé. IMC, muscles et tour de taille bousculent les vieux réflexes de régime et obligent à revoir ce que signifie vraiment « bon poids ».

Vous grimpez sur la balance, le chiffre s’affiche et le cœur se serre. À 67, 72 ou 80 ans, ces quelques kilos en plus semblent confirmer vos craintes. Pendant des années, on vous a répété qu’il fallait rester mince, que le « bon » poids se situait juste sous une certaine barre.

Passé 65 ans, la donne change pourtant en profondeur. Votre corps ne fonctionne plus comme à 30 ans et ce fameux nombre sous vos pieds ne raconte plus la même histoire. Selon une étude de l’Assurance maladie, 57,3 % des plus de 65 ans sont en surpoids ou obèses, sans être tous en mauvaise santé. Et si ce que vous appelez « trop » était parfois une réserve protectrice ?

IMC après 65 ans : pourquoi quelques kilos de plus deviennent un atout

Les médecins parlent de paradoxe du sénior : chez les plus de 65 ans, un Indice de Masse Corporelle un peu plus élevé semble protéger face aux coups durs. Au lieu de viser l’IMC « parfait » de 22 fixé pour les adultes jeunes, plusieurs travaux situent la zone idéale du senior entre 22 et 30. Certains experts décrivent même un « sweet spot » entre 25 et 29, où le corps dispose de réserves utiles en cas d’infection, d’hospitalisation ou de convalescence longue.

Le vieillissement modifie la composition du corps : la densité osseuse baisse, la masse musculaire fond peu à peu (on parle de sarcopénie) et la taille diminue légèrement. Pour un même poids qu’à 50 ans, la part de graisse est donc plus élevée. Chercher à retrouver la silhouette de ses 30 ans avec un régime strict revient souvent à accélérer la perte de muscle. Pour un sénior, un IMC inférieur à 23 peut être plus inquiétant pour l’autonomie qu’un IMC à 28 bien vécu.

Comment lire votre IMC de sénior : les chiffres qui comptent vraiment

Le calcul reste le même : IMC = poids (kg) / taille (m)². Par exemple, 70 kg pour 1,60 m donnent un IMC de 27,3. Ce résultat effraie parfois, alors qu’il se situe dans une zone plutôt rassurante pour une personne de plus de 65 ans. Voici des repères simples pour un adulte âgé :

  • IMC < 21 : risque de dénutrition, à explorer avec un médecin.
  • IMC entre 21 et 23 : poids assez bas, vigilance accrue en cas de fatigue ou de chute.
  • IMC entre 23 et 30 : pour beaucoup de seniors en bonne santé, c’est une zone de confort.
  • IMC > 30 : excès important, à discuter sans se lancer seul dans un régime sévère.

Au-delà du chiffre, la trajectoire compte énormément. Perdre 4 kg en quelques mois sans le vouloir est plus préoccupant qu’un IMC stable à 27 depuis des années. L’IMC ne voit pas où se loge la graisse ; votre tour de taille, la facilité à vous lever d’une chaise, à monter quelques marches ou à marcher dix minutes sans être essoufflé donnent des indices plus fins sur votre vraie forme.

Après 65 ans, oubliez la chasse aux kilos et renforcez votre corps

L’erreur la plus fréquente reste le régime très restrictif. À cet âge, réduire brutalement les calories fait fondre d’abord le muscle, votre « moteur » pour rester autonome, avant d’entamer vraiment la graisse. On se retrouve plus léger sur la balance, mais aussi plus faible, plus fatigué, plus à risque de chute. Un poids stable, voire légèrement en hausse, accompagné d’une meilleure force musculaire, est bien plus protecteur.

Miser sur le muscle change tout : privilégier les protéines à chaque repas, bouger régulièrement, intégrer quelques exercices simples comme se lever d’une chaise sans s’aider des bras, tenir en équilibre sur un pied ou faire des pompes contre un mur. L’objectif n’est plus d’atteindre un poids idéal abstrait, mais de garder un corps solide, capable de supporter un IMC à 26 ou 28 tout en vous laissant marcher, jardiner et vivre sans peur de tomber.

En bref

  • Après 65 ans, en France, le chiffre sur la balance inquiète souvent alors que le corps, l’IMC et les besoins des seniors ont changé.
  • Le texte explique comment interpréter un IMC après 65 ans, pourquoi un léger surpoids peut devenir protecteur et quand un poids trop bas alerte.
  • Il propose aussi des repères simples, centrés sur la force, le tour de taille et la stabilité du poids, pour repenser son poids idéal.