Lumière bleue : cette erreur que font tous ceux qui veulent s’en protéger ruine votre énergie et votre sommeil
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Accusée de casser le sommeil et d’abîmer les yeux, la lumière bleue n’a pourtant pas dit son dernier mot pour votre santé. Utilisée en luminothérapie, elle recale l’horloge biologique et soulage bien plus qu’on ne l’imagine.
On lui reproche de nous abîmer les yeux, de casser notre sommeil, de nous coller aux écrans. La lumière bleue est devenue le bouc émissaire idéal de notre fatigue chronique. On baisse la luminosité des téléphones, on multiplie les filtres, parfois on vit presque dans la pénombre. Et si, utilisée autrement, cette lumière vous faisait au contraire du bien ?
Quand les journées raccourcissent, notre corps manque pourtant cruellement de rayons. La médecine a trouvé une parade : la luminothérapie, qui diffuse une lumière artificielle blanche imitant le soleil, sans rayons ultraviolets. Cette technique, encore mal connue, joue avec la même énergie que l’on redoute tant sur nos écrans. C’est là que l’histoire devient intéressante.
Lumière bleue et horloge biologique : pourquoi la diaboliser peut vous épuiser
Nos rythmes internes suivent un rythme circadien d’environ vingt-quatre heures, calé sur la lumière du jour. Exposer ses yeux à une lumière riche en bleu tard le soir retarde la sécrétion de mélatonine, l’hormone du sommeil, et favorise les écrans qui coupent l’envie de se coucher. Le problème vient donc surtout du moment d’exposition.
Au contraire, une lumière intense le matin agit comme un réveil naturel pour votre horloge biologique. Elle stimule la sérotonine, liée à l’énergie et à l’humeur, puis prépare la mélatonine du soir. Quand ce signal manque plusieurs semaines, la fatigue augmente, l’appétit change, le moral chute, surtout en hiver chez les personnes sensibles.
Luminothérapie : une lumière artificielle qui imite le soleil et soigne
La luminothérapie, ou photothérapie, consiste à s’asseoir face à une lampe délivrant jusqu’à 10 000 lux, soit l’intensité d’un beau matin d’hiver. Environ 80 % des personnes souffrant de trouble affectif saisonnier voient leurs symptômes s’améliorer après deux à quatre semaines de séances régulières. Pour les dépressions non saisonnières, une personne sur deux répond, contre deux sur dix avec un placebo.
Cette lumière bien dosée aide aussi les troubles du sommeil : trois quarts des patients touchés par un décalage horaire ou le travail de nuit rapportent un meilleur repos. Certaines lampes utilisent des couleurs ciblées pour la peau et le bien-être :
- Lumière rouge : cicatrisation, rides, vergetures, certaines chutes de cheveux.
- Lumière bleue : acné et bactéries de surface, régulation de l’humeur.
- Lumière verte : anxiété et migraines.
- Lumière jaune : concentration, humeur et douleurs musculaires.
Mode d’emploi de la luminothérapie : durée, sécurité et budget à prévoir
Pour profiter des effets, les spécialistes conseillent une exposition quotidienne de vingt à trente minutes le matin devant une lampe de 10 000 lux, placée à trente ou cinquante centimètres, légèrement au-dessus du regard. On peut lire, petit-déjeuner ou travailler pendant la séance. Les simulateurs d’aube reproduisent un lever de soleil progressif et facilitent le réveil.
Avant de commencer, un avis médical reste indispensable en cas de troubles oculaires, de prise de médicaments photosensibilisants ou d’antécédents psychiatriques sévères. Les effets indésirables habituels sont modérés : maux de tête, fatigue visuelle, légère agitation. En France, une séance coûte autour de 15 € et une lampe entre 150 et 500 €, sans remboursement par la Sécurité sociale et rarement par les complémentaires santé.
En bref
- En hiver, en France, la luminothérapie s’impose face au manque de lumière naturelle qui perturbe rythme circadien, humeur et qualité du sommeil.
- Exposée le matin à une lampe 10 000 lux, cette lumière artificielle influence sérotonine et mélatonine et agit sur dépression saisonnière, sommeil et énergie.
- Entre couleurs rouge, bleue, verte ou jaune, chaque spectre cible peau, douleurs ou anxiété et ouvre la voie à un usage beaucoup plus stratégique.
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