Supprimer cet aliment gras : 7 raisons pour lesquelles ce réflexe nuit à votre poids, à votre cœur et à votre cerveau
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Longtemps, supprimer les matières grasses a été présenté comme le geste minceur par excellence, surtout après 50 ans. Cette enquête montre pourtant ce que votre cerveau, votre cœur et vos articulations ont perdu en chemin.
Vous souvenez-vous des années où l’on pesait la noisette de beurre, où les yaourts 0 % et les margarines « light » remplissaient le frigo ? Pendant longtemps, supprimer cet aliment jugé gras a semblé la seule façon de rester mince et d’éviter l’infarctus. Ce réflexe reste ancré chez beaucoup de personnes de plus de 50 ans.
Les recherches récentes racontent pourtant une autre histoire : bannir totalement les matières grasses naturelles a souvent fait plus de mal que de bien, surtout après un certain âge. Derrière ce geste présenté comme « sain », il y a au moins sept effets boomerang sur le poids, le cerveau, les articulations et même la façon dont votre corps utilise les vitamines. Le verdict surprend.
Supprimer les matières grasses : le piège sucre et la faim qui revient
1. En supprimant les matières grasses, beaucoup ont rempli leurs placards de produits « 0 % » où le gras a été remplacé par du sucre, de l’amidon et des épaississants. Résultat : de véritables bombes glycémiques qui fatiguent le pancréas et favorisent le stockage abdominal. Le réflexe est le même quand on croit aider les rouges-gorges avec du pain. « Un pain qui n’est pas moisi peut malgré tout être néfaste pour les oiseaux. Des morceaux de pain secs et volumineux peuvent présenter un risque d’étouffement pour les oiseaux, même si vous pensez avoir émietté le pain en morceaux suffisamment petits. Le pain peut aussi gonfler dans l’estomac des oiseaux, ce qui devient non seulement inconfortable, mais dangereux », explique James Ewens, expert jardinage et faune sauvage chez Green Feathers, cité par le site Express.
2. Une assiette sans gras rassasie mal. Quand on enlève systématiquement l’huile ou le beurre, les plats deviennent secs et ne tiennent pas au corps. Le corps, privé de ce macronutriment, réclame vite de l’énergie et pousse au grignotage sucré entre les repas. La journée se transforme en montagnes russes de faim et de fatigue, exactement l’inverse de l’objectif recherché.
Cerveau, articulations, cœur : ce que le bon gras fait pour vous
3. Votre cerveau est composé à près de 60 % de graisse. Les membranes de nos milliards de neurones sont constituées d’une double couche lipidique qui assure leur fluidité et leur intégrité. Sans apport suffisant, la plasticité cérébrale baisse, la concentration se brouille, l’humeur devient plus fragile. 4. Les oméga-3, que le corps ne fabrique pas, limitent l’inflammation cérébrale et soutiennent la mémoire. Manger gras, c’est donc aussi prendre soin de son moral.
5. Les bonnes graisses possèdent des propriétés résolvines, des molécules capables de stopper le processus inflammatoire et d’aider les tissus à se réparer. En manquer entretient un terrain douloureux, surtout en cas d’arthrose, alors que des huiles vierges et des poissons gras nourrissent le liquide synovial et assouplissent les articulations. 6. Contrairement aux idées reçues, certaines matières grasses protègent le cœur : elles renforcent la souplesse des parois artérielles et aident à augmenter le « bon » cholestérol HDL, comme l’huile d’olive ou les noix.
Réintroduire le bon gras pour profiter vraiment de vos repas
7. Sans une petite dose de lipides à chaque repas, les vitamines A, D, E et K ne peuvent pas traverser correctement la barrière intestinale. Manger des carottes râpées sans un filet d’huile, c’est se priver du bêta-carotène qu’elles contiennent. C’est un gâchis nutritionnel que beaucoup commettent par peur des calories, alors qu’un simple trait d’huile transforme l’assiette en concentré de nutriments.
Concrètement, il ne s’agit pas de noyer les plats dans la friture, mais de remettre chaque jour un peu de bon gras : une cuillère d’huile d’olive ou de colza sur les légumes, une poignée de noix, des poissons gras réguliers, un peu de beurre cru sur le pain. Une façon simple de réconcilier plaisir et santé sans retomber dans les excès du « tout ou rien ». « De même, même en bouchées, les oiseaux ne sont pas habitués à digérer le pain et peuvent souffrir de troubles digestifs. Au final, même si un morceau de pain occasionnel ne cause pas forcément de dommage à l’oiseau, ce n’est pas recommandé car cela peut avoir de graves conséquences pour nos amis à plumes. »
Sources :
En bref
- Depuis les années 90, de nombreux seniors ont choisi de supprimer les matières grasses, convaincus de protéger leur poids, leur cœur et leur santé.
- Ce choix radical entraîne une cascade d’effets sur la satiété, la glycémie, le cerveau, les articulations, le cholestérol et l’absorption des vitamines.
- Réintroduire des matières grasses de qualité, en quantité adaptée, pourrait pourtant transformer la façon dont vous vieillissez et la place du plaisir à table.
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