Vous faites du sport mais ne maigrissez pas : ce faux calcul de calories sabote tous vos efforts
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Vous enchaînez les entraînements en France comme ailleurs, mais la balance reste figée semaine après semaine. Derrière ce paradoxe courant se cache un mécanisme discret qui fausse tout.
Vous sortez de la salle, tee-shirt trempé, jambes en coton, l’impression d’avoir tout donné. Le lendemain matin, la pesée tombe comme une douche froide : même chiffre, parfois un peu plus. Cette scène se répète pour beaucoup de personnes qui reprennent le sport sérieusement, avec l’impression déconcertante que leurs efforts ne servent à rien.
Dans la majorité des cas, ce blocage ne vient ni d’un métabolisme cassé ni d’un manque de volonté. Il se joue dans un détail moins visible : l’écart entre ce que l’on pense brûler et ce que l’on mange vraiment. Ce léger déséquilibre énergétique suffit à figer l’aiguille de la balance pendant des semaines.
Je fais du sport mais je ne maigris pas : le faux déficit calorique
Les montres connectées et bracelets d’activité affichent souvent des chiffres très flatteurs. Pour une heure d’effort, l’écran peut annoncer 600 calories dépensées alors que la dépense réelle tourne plutôt autour de 400, parfois 20 à 30 % en dessous. On se croit en énorme déficit alors qu’il reste modeste, voire insuffisant pour perdre vraiment du gras.
La transpiration non plus n’est pas un indicateur fiable. La sueur correspond surtout à de l’eau et des minéraux, pas à des cellules graisseuses qui fondent. Juste après une séance, la balance peut baisser, mais le poids revient dès que l’on boit. La véritable perte de graisse suit un processus lent, guidé par un seul principe : le déficit calorique au fil des jours.
Récompenses et aliments sains : ce qui efface vos séances en quelques bouchées
Après l’effort, le cerveau réclame souvent une récompense. Les endorphines et la dopamine donnent envie de prolonger ce bien-être par un croissant, une pizza ou une boisson sucrée. Or 45 minutes de course à pied à allure modérée brûlent en moyenne 350 à 500 calories, quand un simple croissant ou une part de pizza en apportent déjà 300 à 400.
Les aliments réputés sains compliquent encore l’équation. Avocat, amandes, huile d’olive, saumon ou chocolat noir sont excellents pour la santé, mais dotés d’une forte densité calorique. Une poignée d’amandes atteint facilement 200 calories et chaque cuillère à soupe d’huile d’olive environ 90. Manger équilibré ne signifie donc pas manger à volonté, surtout quand on vise une perte de poids.
NEAT, protéines et stress : réaligner l’assiette et votre journée
Autre frein discret : le piège du sédentaire actif. On s’entraîne une heure, puis on passe le reste de la journée assis, en voiture, devant l’ordinateur ou affalé sur le canapé. Or la dépense liée aux petits mouvements quotidiens, le NEAT (Non Exercise Activity Thermogenesis), pèse souvent plus lourd que la séance elle-même dans le bilan énergétique.
Pour que ces efforts se traduisent sur le corps, l’assiette doit suivre. Des repas contenant assez de protéines aident les muscles à se réparer, soutiennent le métabolisme et limitent les fringales. A l’inverse, une restriction trop brutale, associée à un entraînement intense, fait grimper le cortisol et pousse l’organisme en mode survie. Noter tout ce que l’on mange pendant quelques jours, sans jugement, met en lumière les écarts qui entretiennent ce faux équilibre.
En bref
- Des sportifs amateurs répètent « je fais du sport mais je ne maigris pas », malgré des séances régulières et une motivation intacte.
- Un faux déficit calorique lié aux calories surestimées, aux récompenses alimentaires et au NEAT trop faible perturbe l’équilibre énergétique quotidien.
- En ajustant quelques habitudes de mouvement, de portions et de gestion du stress, l’impact réel des entraînements pourrait enfin surprendre.
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