Contribution de
Livy-Etoile

Frog Beer : Et si on visitait une brasserie ?

Lorsque l’on évoque les pubs Frog, on pense de suite aux bières artisanales à déguster, avec ou sans modération. Mais au-delà, c’est aussi une grande famille. Bienvenue dans les coulisses !

Frog Beer : Et si on visitait une brasserie ? © VL
fezzrzr
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Vous souvenez-vous de cet article ? http://www.elleadore.com/article/le-nouveau-frog-de-bastille-il-est-comment-38992
Alors que j’y évoquais mes errances estudiantines dans tous les FrogPubs de lacapitale, mon amour pour la british attitude et celui pour la bière, j’étaisloin de me douter que j’aurais l’occasion de visiter l’une des brasseries del’enseigne, en vrai ! Mais voilà, c’est arrivé. Un rendez-vous un matin et trèspeu d’infos : l’adrénaline de ne pas savoir à quelle sauce on va êtremangée… ou bue. Pour tout vous dire, mon « moi » de 18 ans aurait étéun peu jaloux.

Si je pensais dès lors atterrir dans l’un des Frog oùles sous-sols offrent aux brasseurs un espace pour travailler, c’est en fait àSaint-Denis que je me suis retrouvée. Là-bas, une unité de production et deconditionnement ouverte depuis 2013 permet de produire de la bière en plusgrande quantité, d’approvisionner les FrogPubs qui n’ont pas de micro-brasserieet également de proposer les bières à la vente. Un système pratique quifavorise le développement de l’enseigne. Et surtout, hourra, j’ai mis les pieds dansune brasserie pour la toute première fois de ma vie.

On en parle, de la visite ?
Les impressions, aussitôt rentrée dans l'établissement, tranchent avec la matinée et le sommeil pas encore si lointain : l’odeur est très forteet les machines tournent à plein régime. Pas évident de savoir laquelle faitquoi…  Je marche dans des flaques debière en préparation un peu partout : voici qui me change de la pluie.
De la bière à cet instant, j'ignore presque tout à part que pour la composer, on a besoin de
 malt, d’eau et de houblon.

Je commence par accéder à la salle de brassage, dotée d’un bloc chaud. Un mélange de grains concassés et d’eau chaude tournedans la machetonne. Lesgrains en question, en d’autres termes le malt, ont chacun leur saveur avecmême pour certains un petit goût caramélisé. Une mise en bouche somme touteassez yummy ! Ce sont cesderniers qui permettent de donner à la bière sa personnalité et son goût (blonde,brune…).

Il y a une cuve adaptée à chaque étape, ce qui rendla chose certes technique mais également très organisée. Ici, on récupère lemoût (soit un liquide très sucré) afin de porter ce jus de céréales àébullition. Là, on rajoute de la fleur de houblon pour donner tout l’arôme etle goût amer. Je confirme d’ailleurs que cette dernière sent très fort : àpeine touchée, c’est comme si on venait de me renverser une pinte au creux dela main !

Chaque mélange est scrupuleusement dosé. Après lacuve à eau chaude, c’est au tour de la cuve de fermentation d’agir : lemoût est refroidi tandis que les levures fermentées consomment le sucre decéréales et le transforment en alcool. De là, vient le fameux côté pétillant duproduit fini. D’un point de vue visuel, le refroidissement permet d’obtenir unebière claire, plus brillante. Quant à la mise en fût, elle est très importantecar la lumière altère le goût de la bière.
Pour tout ce processus, il faut compter pas loin de trois semaines, autant direque la patience est de mise.

Verdict ?
Convaincue ! Pour un peu, je m’achèterais bien unkit pour faire mes propres bières à la maison !
Plus sérieusement, j'ai beaucoup apprécié le côté passionné des brasseurs qui se ressent d’emblée.Eugénie Mai-Thé, la responsable de l’unité de production, s’enthousiasme au filde la visite et expose son métier avec amour et sérieux à la fois. Elle évoqueaussi bien l’aspect technique que cette notion de bière artisanale, très ancréedans la philosophie FrogBeer. En effet, seul le conditionnement en bouteille etl’étiquetage sont automatisés, le reste étant le résultat d’un vrai savoir-faire « maison ».
Très à l’aise et surtout très pro, elle évolue dans la brasserie parmi lesfûts et les cuves. La complicité entre les différents membres de l’équipesemble évidente et c’est forcément communicatif.
Une femme dans une activité d’hommes alors ? Pas seulement. Nombreusessont les motivées, dans la grande famille du Frog, qui s’initient au brassagejusqu’à devenir l’un des 27 brasseurs que compte l’enseigne. La bière serevendique donc mixte… et funaussi ! Car en plus des bières permanentes, des éditions limitées voient le jour régulièrement à l’instar de la Superhero Serie.

En ce qui concerne la dégustation, je vous entoucherai mots dans un prochain article (teasing teasing). Mais si vos papillessont un peu émoustillées, c’est déjà gagné.
Un grand merci à Eugénie et toute l’équipe Frog Beer pour l’originalité decette visite.

Et pour vous, c’est un chouette métier ça, brasseur ?

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