Papier aluminium : cette virologue refuse d’y emballer des aliments du quotidien, la vraie raison fait froid dans le dos
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Demi-citron, reste de gratin, charcuterie emballés dans du papier alu : pour la virologue Océane Sorel, certains gestes du quotidien sont à proscrire. Quels aliments visent ses mises en garde et comment adapter vos habitudes sans paniquer ?
Dans presque toutes les cuisines, le rouleau de papier aluminium sert à tout : couvrir un gratin, emballer une part de pizza, entourer un demi-citron. Pour la virologue Océane Sorel, ce réflexe bien ancré a pourtant quitté son quotidien dès qu’il s’agit de certains aliments très courants.
Son constat part d’un détail invisible à l’œil nu : au contact de quelques produits précis, l’alu libère des particules métalliques qui se retrouvent dans l’assiette. Entre acidité, sel et chaleur, le cocktail peut faire grimper l’absorption d’aluminium semaine après semaine. Et là, l’explication donne vraiment envie de regarder son frigo autrement.
Pourquoi la virologue Océane Sorel se méfie du papier aluminium
En tant que spécialiste des risques biologiques, Océane Sorel s’est penchée sur ce métal omniprésent. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a fixé une dose hebdomadaire tolérable d’environ 1 mg d’aluminium par kilo de poids corporel. En France, l’ANSES estime déjà l’exposition moyenne à près de 0,28 mg/kg pour les adultes et 0,42 mg/kg pour les enfants, uniquement via l’alimentation.
Pour la virologue, le problème vient donc des sources évitables. L’aluminium est déjà présent dans l’eau, certains additifs et l’environnement. Quand on ajoute des usages domestiques mal adaptés, comme l’emballage de plats acides ou très salés dans de l’alu, on augmente encore la dose ingérée, sans s’en rendre compte.
Ces aliments que la virologue refuse d’emballer dans du papier alu
L’aluminium est un métal réactif. Au contact d’aliments acides ou très salés, surtout s’ils sont chauds et humides, il se corrode légèrement et des particules migrent dans la nourriture. Océane Sorel bannit donc l’alu pour les citrons et autres agrumes, les tomates et leurs dérivés (bolognaise, ratatouille, pizza), les préparations au vinaigre comme les marinades, cornichons ou vinaigrettes, mais aussi les fruits rouges et compotes bien acides.
Elle évite aussi le contact direct avec la charcuterie, les poissons fumés ou très salés, les olives, les fromages affinés et salés, les gratins et plats en sauce gras. Autre piège : les restes encore chauds enveloppés immédiatement dans l’alu, ou conservés plus de 24 heures au réfrigérateur. Même un plat peu acide peut devenir légèrement acide avec le temps et favoriser la migration du métal.
Les bons réflexes pour remplacer l’alu au quotidien
Dans sa propre cuisine, la virologue privilégie le verre : bocaux, plats ou boîtes hermétiques pour les sauces tomate, les citrons entamés, les compotes et les restes de gratins. L’inox et la céramique servent pour transporter ou conserver les plats cuisinés. Pour les papillotes de poisson ou de légumes, elle conseille d’envelopper l’aliment dans du papier cuisson puis, seulement si besoin, d’ajouter une couche d’alu à l’extérieur.
Le film alimentaire plastique n’est pas une solution miracle, surtout avec des plats très gras ou brûlants, qui peuvent aussi faire migrer certains composants. L’alu reste possible ponctuellement pour des aliments froids, peu salés et peu acides, sur une durée courte. Mais pour les enfants, les femmes enceintes ou les personnes aux reins fragiles, Océane Sorel recommande une prudence accrue : verre pour tout ce qui est acide, salé ou en sauce, et l’alu relégué aux cas exceptionnels.
En bref
- La virologue Océane Sorel alerte sur l’usage du papier aluminium en cuisine domestique et sur l’exposition élevée des adultes et enfants à ce métal.
- Elle pointe en particulier certains aliments acides, salés ou gras, surtout lorsqu’ils sont chauds ou conservés longtemps au contact direct de l’alu.
- Des solutions simples comme le verre, l’inox ou le papier cuisson permettent de réduire l’aluminium dans l’assiette tout en gardant gestes pratiques au quotidien.
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