Si vous achetez encore du terreau, vous ignorez ce compost en seau fermé sous l'évier inspiré d'une méthode japonaise
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Face au prix du terreau et aux poubelles qui débordent, certains jardiniers misent sur un compost Bokashi sous l’évier. Et s’il suffisait d’un seau fermé pour nourrir vos plantes des mois durant ?
Devant le rayon des sacs de terreau qui ont encore augmenté, beaucoup se font la même réflexion : tout ça finit par coûter cher pour nourrir quelques pots sur le balcon ou un petit carré de potager. Pendant ce temps, la poubelle de cuisine se remplit d’épluchures encore pleines de nutriments.
De plus en plus de jardiniers ont trouvé la parade avec un simple seau fermé, glissé sous l’évier. À l’intérieur, les restes de repas ne pourrissent pas, ils fermentent tranquillement pour devenir un véritable or noir qui remplace terreau et engrais achetés en magasin.
Terreau hors de prix, poubelle qui déborde : et si la solution tenait dans un seau ?
Nous avons tous déjà jeté un saladier de légumes abîmés en nous disant qu’ils auraient pu nourrir le jardin. Le compost classique règle une partie du problème, mais il demande de la place, du temps pour retourner le tas et peut attirer moucherons, rongeurs et odeurs peu agréables.
Le compost Bokashi prend le contre-pied : un seau parfaitement hermétique, posé sous l’évier, où les déchets se transforment sans air. Cette fermentation dite anaérobie, venue du Japon, ne dégage pas d’odeur de pourri, seulement une légère senteur de cidre ou de choucroute quand tout s’est bien passé.
Comment fonctionne ce seau fermé sous l’évier, pas à pas
Le matériel tient en trois éléments : un seau muni d’un robinet, du son de blé enrichi en micro-organismes, et vos restes de cuisine coupés finement. On travaille en couches : une poignée de déchets, une bonne cuillère de son, puis on tasse fort pour chasser la moindre poche d’air.
- À mettre : épluchures, petits restes de repas, marc de café, pain sec, fleurs fanées.
- À éviter : gros os, noyaux durs, trop de liquide, huile en quantité.
Une fois le seau plein, on ferme et on oublie. Le mélange a fermenté pendant 10 à 14 jours sans jamais soulever le couvercle. À l’ouverture, les déchets semblent encore reconnaissables, mais recouverts d’un léger duvet blanc, avec une odeur aigre-douce : signe que la fermentation a réussi. Une odeur franchement putride indique au contraire qu’un peu trop d’air est entré.
Plus d’achat de terreau : que faire du jus et du “faux compost” ?
Pendant que ça fermente, un jus brun se forme au fond du seau et s’écoule par le robinet. Ce véritable engrais naturel est très concentré : on le dilue impérativement à 1 pour 100 (10 ml de jus pour 1 litre d’eau), avant d’arroser plantes d’intérieur, jardinières ou potager.
Le résidu solide, lui, ne se met pas en surface mais s’enterre à environ 15 cm de profondeur, au potager ou dans une grande jardinière. En trois à six semaines, les vers de terre le transforment en humus noir et grumeleux. Le sol devient plus souple, retient mieux l’eau et le passage au rayon terreau devient… largement optionnel.
Sources
En bref
- 🌱 Entre hausse du prix du terreau et poubelles pleines de biodéchets, un seau Bokashi sous l’évier promet autonomie au jardin et cuisine plus légère.
- 🪣 La méthode Bokashi consiste à tasser les restes de repas avec du son de blé dans un seau hermétique, avant une fermentation durant deux semaines.
- 💧 Entre jus brun très concentré et résidu solide enterré à 15 cm, ce compost Bokashi transforme la façon de nourrir balcon, potager et plantes d’intérieur.
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