Tomates : cette habitude avec les gourmands peut ruiner votre récolte, voici quand il faut vraiment les couper
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Entre traditions familiales et conseils de maraîchers, les gourmands de la tomate font débat au potager. Selon la variété et la météo, un même geste peut multiplier ou faire chuter la récolte.
Dans bien des potagers, les doigts démangent dès qu’un petit rejet pointe sur les tomates. On casse tous les gourmands en espérant des fruits géants, bien rouges, alignés comme au marché.
Pourtant, ces tiges secondaires font partie du fonctionnement normal de la tomate et les supprimer à tout prix a parfois réduit des récoltes plutôt que de les booster. Entre habitudes de famille et astuces de maraîcher, la vraie question devient : quels gourmands de la tomate enlever… et lesquels garder pour qu’elle donne le meilleur d’elle-même ?
Gourmands de la tomate : ce qu’ils sont vraiment
Sur un plant de Solanum lycopersicum, le gourmand apparaît à l’aisselle d’une feuille, à l’angle entre la tige principale et une feuille déjà formée. Tout petit, il ressemble à un simple bout de vert tendre ; laissé en place, il a vite formé une véritable branche, avec feuilles, fleurs, parfois des fruits.
Dans la nature, un plant non taillé s’est souvent transformé en buisson qui rampe, se couche et occupe beaucoup d’espace. Cette “jungle” donne beaucoup de feuillage, protège les fruits du soleil et peut offrir une pluie de petites tomates, mais l’air circule mal, les fruits sont plus difficiles à cueillir et de nombreuses variétés produisent alors des tomates plus petites.
Faut-il les enlever ? Les bons et mauvais réflexes
Nous avons tous déjà entendu qu’il fallait enlever tous les gourmands des tomates pour avoir une belle récolte. En réalité, cela dépend du type de plant et de votre jardin. Sur les grandes variétés à croissance indéterminée, tailler une partie des gourmands concentre l’énergie sur 1 ou 2 tiges, donne des fruits plus gros et limite le risque de mildiou en climat humide. À l’inverse, sur une tomate cerise ou une variété à croissance déterminée, beaucoup de fleurs naissent justement sur ces rameaux secondaires : les supprimer en masse a déjà fait perdre quantité de fruits aux jardiniers.
Les erreurs classiques quand on taille les gourmands des tomates sont toujours les mêmes :
- tout enlever sur tomates cerises ou variétés buissonnantes, qui fructifient justement sur ces pousses ;
- dénuder le plant en plein soleil, ce qui a brûlé des grappes entières lors des étés très chauds ;
- couper par temps humide ou avec un sécateur sale, ouvrant la porte aux maladies.
La bonne méthode pour pincer sans ruiner la récolte
La taille des gourmands commence quelques semaines après la plantation et a été plus efficace quand on a pris l’habitude de passer une fois par semaine. On pince à la main les petites pousses encore tendres, on coupe les plus grosses au sécateur propre, toujours par temps sec. Dans un petit jardin ou sous serre, on garde une à deux tiges principales sur les variétés indéterminées, on a seulement éclairci le centre du plant en climat humide et l’on a presque laissé tranquilles les tomates cerises et variétés compactes, qui donnent le meilleur d’elles-mêmes en buisson léger plutôt qu’en tige trop disciplinée.
Sources
En bref
- 🍅 Au potager, les gourmands de la tomate s'invitent dès juin sur Solanum lycopersicum et posent la question d'une taille vraiment utile.
- ✂️ Tailler certains gourmands améliore aération, calibre et précocité des fruits, mais une mauvaise coupe expose au mildiou et au stress en canicule.
- 🌿 Selon variété, place et climat, trois scénarios de conduite des plants rééquilibrent quantité, taille et santé des tomates sans solution unique.
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