Votre haie de thuyas grille chaque été ? Cet arbuste méconnu la remplace et attire une foule d’oiseaux

Publié le Par Rédaction Elle adore
Votre haie de thuyas grille chaque été ? Cet arbuste méconnu la remplace et attire une foule d’oiseaux © Reworld Media

Partout en France, les haies de thuyas grillent sous les étés caniculaires et laissent les jardins nus. Quel arbuste persistant, adoré des oiseaux, les paysagistes installent-ils désormais à leur place ?

📋 Carte d’identité de la plante
🌿 Nom latin Elaeagnus x ebbingei
🌸 Nom courant Chalef d’Ebbing (chalef)
📏 Dimensions 2 à 3 m de haut x env. 2 m de large en haie
☀️ Exposition Soleil à mi-ombre
❄️ Rusticité Environ -15 °C
🍂 Feuillage Persistant, vert foncé au-dessus, argenté au revers

Dans de nombreux jardins, la scène se répète : une longue haie de thuyas jadis bien verte, aujourd’hui grillée par le soleil, trouée, brune par endroits. Chaque été un peu plus chaud, les arrosages s’enchaînent, la facture d’eau grimpe… et malgré tout, les conifères finissent par dépérir. Pourtant, les paysagistes n’ont pas baissé les bras et se tournent désormais vers un autre arbuste, taillé pour le climat actuel.

À la place du thuya, ils plantent de plus en plus le chalef, ou Elaeagnus x ebbingei. Ce feuillu persistant forme un écran dense, supporte la sécheresse et, surtout, offre un véritable buffet à plumes. Une haie qui protège des regards, mais aussi qui bouge, chante et vit… de quoi donner envie de recommencer sa clôture du bon pied.

Pourquoi le chalef remplace le thuya dans les haies françaises

Si le thuya a longtemps régné, c’est parce qu’il grandissait vite, restait vert toute l’année et demandait peu de tailles. Mais avec les canicules à répétition et les restrictions d’eau, il a montré ses limites : branches brunies, trous définitifs, maladies. Le chalef, lui, garde un feuillage persistant, mais avec des feuilles coriaces, vert sombre dessus et argentées dessous, bien mieux armées pour les étés brûlants.

Visuellement, la haie de chalef paraît plus naturelle qu’un mur compact de conifères. L’arbuste capte joliment la lumière, tout en restant parfaitement opaque. À l’automne, de petites clochettes blanches très parfumées se cachent dans le feuillage : le jardin reste décoratif alors que beaucoup d’autres haies commencent déjà à se faire oublier.

Une haie qui supporte la sécheresse et régale les oiseaux

Nous avons tous déjà vu une haie roussie après un été caniculaire. Le chalef change la donne : une fois bien installé, il supporte les sols pauvres, le plein soleil, les vents desséchants, voire marins. Il a été choisi justement parce qu’il réclame beaucoup moins d’eau qu’un thuya adulte. Le piège serait de négliger les deux premières années : jeune, il a tout de même besoin d’arrosages espacés mais copieux et d’un bon paillage.

Côté biodiversité, la différence est flagrante. Les fleurs parfumées de l’automne attirent abeilles et papillons à une période où le nectar se fait rare. Puis viennent les petites baies cuivrées, très nourrissantes pour les oiseaux du jardin, merles et rouge-gorges en tête. Son feuillage dense devient un abri parfait pour la nidification, là où beaucoup de haies de résineux restaient assez pauvres en nourriture.

Comment réussir votre haie de chalef, pas à pas

La meilleure période pour planter une haie persistante de chalefs se situe de l’automne au début du printemps, hors gel. Si une vieille haie de thuyas occupe déjà la place, elle a souvent été arrachée par sections pour ne pas tout dénuder d’un coup ; on améliore alors le sol avec compost et drainage. On plante en ligne, à 80 cm – 1 m d’intervalle, pour obtenir rapidement un brise-vue continu.

Les deux premiers étés, un arrosage profond par semaine en période sèche suffit généralement, complété par un paillage épais pour garder la fraîcheur. Ensuite, le chalef devient presque autonome. Une taille annuelle, en fin de printemps ou juste après la floraison, permet de le maintenir à 2 m si l’on veut, ou de le laisser monter vers 3 m pour un effet plus généreux. Avec le temps, la haie gagne en volume, l’arrosoir reste au cabanon… et le jardin se remplit de va-et-vient d’oiseaux.

En bref

  • 🌿 En 2024, partout en France, les haies de thuya s’épuisent sous les sécheresses estivales répétées et posent un vrai problème d’intimité au jardin.
  • 🐦 Le chalef Elaeagnus x ebbingei en haie s’impose chez les paysagistes comme alternative persistante, résistante à la sécheresse et favorable à la petite faune.
  • 💧 Entre choix du calendrier de plantation, gestion de l’arrosage et taille annuelle, cette haie promet des économies d’eau tout en transformant l’ambiance du jardin.