J’ai piégé des taupes tout l’été pour rien : ce rongeur sous mes salades dévorait toutes les racines
© Reworld Media
Tout l’été, mes pièges à taupes se sont alignés pendant que les salades s’affaissaient, nettes, sans jaunir. Jusqu’au jour où un pied tiré a révélé l’autre voisin souterrain.
Tout l’été, les pièges à taupes se sont alignés au bord des rangs pendant que les salades s’écroulaient, une par une, comme aspirées par la terre. La veille, elles étaient gonflées, brillantes. Au matin, un trou mou sous le pied et un cœur de laitue couché.
En tirant sur un pied affaissé, la motte est venue d’un bloc : plus de racines, seulement une galerie fine qui filait vers la voisine. Ce geste a révélé le vrai locataire. Sous ces salades, ce n’était pas la taupe, mais un rongeur amateur de racines.
Une salade qui s’effondre sans jaunir : le signe typique du campagnol
Une salade qui s’affaisse, sans jaunir ni taches suspectes, signe classique de la présence du campagnol terrestre. Blettes qui se couchent, courgettes molles, poireaux ou carottes qui montent sans résistance : les racines ont été rasées sous terre, comme grignotées au couteau.
Ce petit rongeur, aussi appelé rat taupier, mesure 12 à 20 cm et mange l’équivalent de son poids chaque jour. Avec 4 à 6 portées par an de 2 à 8 petits, des jeunes féconds dès 2 mois, un simple couple suffit à vider un potager en une saison.
Taupe innocente, rat taupier coupable : arrêter de viser le mauvais voisin
Nous avons presque tous accusé la taupe en premier. Pourtant, comme le rappelle le média La Dépêche, « La taupe ne mange pas les racines ou les oignons, mais au passage abîme les rangs de salades, radis… ». Insectivore, elle se nourrit surtout de vers et de larves, en suivant des galeries plus profondes reliées à des taupinières en petit volcan.
Le campagnol terrestre, lui, est strictement végétarien. Ses galeries courent à 5 à 20 cm sous la surface, souvent dans l’axe des rangs, en tunnels ovales un peu plus hauts que larges. Il réutilise volontiers les réseaux de taupe et, en les débarrassant, on lui laisse parfois de confortables couloirs tout prêts, sans sauver la moindre salade.
Piéger le rat taupier et protéger enfin les rangs de salades
La bonne méthode se joue au ras du sol. Autour d’une salade flapie, un sol qui sonne creux révèle souvent une galerie ; un coup de bêche latéral suffit. On l’ouvre proprement, on attend qu’elle soit rebouchée, puis on place un piège Topcat dans l’axe, bien couvert pour garder l’obscurité.
Ensuite, tout est question de régularité : pièges déplacés si rien ne se passe en 24 heures, galeries traitées dès les salades suspectes. Les produits-chocs n’apportent rien ; « J’en ai vu certains mettre de l’eau de javel, de l’essence, du gaz ou utiliser des fusils de chasse… » déplore La Dépêche. Mieux vaut chaussettes en grillage galvanisé autour des racines, perchoirs à rapaces et tas de pierres pour attirer belettes et hermines.
Sources
En bref
- 🌱 Tout l’été, un potager voit ses salades s’affaisser mystérieusement, tandis que les pièges à taupes s’alignent sans résultat visible.
- 🕳️ Le récit bascule lorsqu’un pied est tiré, révélant des galeries superficielles typiques du campagnol terrestre et une stratégie de piégeage ciblé.
- 🧩 Entre taupe utile et rat taupier vorace, les frontières se brouillent et quelques gestes précis changent radicalement le destin des prochaines récoltes.
Abonnez-vous pour ne rien rater de l’actualité