Colin Farrell : son fils atteint d’une maladie rare sort de l’ombre dans ce docu HBO qui bouleverse son image

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Colin Farrell : son fils atteint d'une maladie rare sort de l'ombre dans ce docu HBO qui bouleverse son image © Reworld Media

Rarement filmé, James, le fils de Colin Farrell atteint du syndrome d’Angelman, apparaît à ses côtés dans le documentaire HBO The Slightest Touch. Derrière ces quelques images familiales se cache un bouleversement intime que l’acteur assume enfin.

On voit rarement James, le fils aîné de Colin Farrell, devant une caméra. C’est pourtant à ses côtés que l’acteur irlandais apparaît dans le documentaire The Slightest Touch, attendu sur HBO Max le 25 novembre 2026. Quelques secondes de tendresse, filmées à domicile, qui offrent un regard inédit sur ce père longtemps catalogué “bad boy” et sur le jeune homme de 23 ans, atteint d’un syndrome d’Angelman.

Ce film suit d’abord l’exploit sportif de Farrell au marathon de Dublin 2024, où il a parcouru 42 kilomètres en 4 heures et 6 minutes, et surtout l’amitié qui le lie à la militante Emma Fogarty, touchée par une maladie rare. En arrière-plan, la présence discrète de James raconte une autre histoire, celle d’un père qui a réorienté toute sa vie autour du handicap de son fils.

Un documentaire HBO sur une amitié hors norme… et un père en coulisses

Réalisé autour du quarantième anniversaire d’Emma Fogarty, atteinte d’épidermolyse bulleuse, ou “maladie du papillon”, The Slightest Touch montre le quotidien de cette Irlandaise dont la peau se couvre de cloques au moindre frottement. En juin 2024, elle décide de célébrer ses 40 ans en convainquant son ami Colin de courir avec elle le marathon de Dublin. Sur les derniers kilomètres, l’acteur pousse son fauteuil roulant, un défi qui permet à l’association Debra Ireland de récolter 800 000 euros pour la recherche. Face aux caméras de Rté News, Farrell rend hommage à Emma : « Tout a commencé lorsque tu as trouvé le moyen de vivre avec l’EB (épidermolyse bulleuse) et non de vivre comme une victime de l’EB, avait déclaré Colin Farrell à son amie après la course, devant les caméras de la chaîne irlandaise Rté News. Même si tu souffres, tu as eu une vie bien remplie qui a été marquée par plus de souffrance qu’un être humain ne devrait ressentir ».

Le documentaire dévoile aussi un moment plus intime : à son domicile, Colin Farrell enlace son fils James, qu’il fait rire devant l’équipe de tournage. L’acteur lance alors, mi-amusé mi-fier : « Je n’ai jamais eu d’équipe de tournage près de chez moi, lance-t-il à la caméra. On ne lui épargne rien ! », s’amuse l’acteur à propos de James. Un détail qui prend tout son sens quand on sait que James vit avec le syndrome d’Angelman, une maladie neurogénétique rare associée à un retard intellectuel et à de grandes difficultés motrices.

James, 23 ans, et le lien qui a tout changé pour Colin Farrell

Né de la relation de Colin Farrell avec le mannequin Kim Bordenave, James a été diagnostiqué à deux ans. L’acteur s’est très vite mis à parler publiquement de son fils, loin de tout pathos. Il le décrivait déjà en 2008 comme un enfant joyeux : « Il n’est rien d’autre qu’un cadeau », a-t-il déclaré. « Il est, pour autant que je sois concerné, exactement comme il devrait être ». Dans une interview accordée plus tard, il confiera aussi : « Il a en quelque sorte sauvé ma vie ». Ces mots prennent un relief particulier quand on se souvient qu’au sommet de sa carrière, Farrell consommait jusqu’à trois bouteilles de Jack Daniel’s, douze bouteilles de vin rouge et soixante pintes de bière par semaine, en plus de la drogue.

En 2006, lors de sa première cure de désintoxication, il raconte avoir fait de James son repère absolu. Des années plus tard, il résume ce tournant dans Gala : « En essayant d’être là pour lui, j’ai trouvé en moi une force que je ne soupçonnais pas. Je voulais vivre pour lui. Et petit à petit, j’ai découvert que je voulais aussi vivre pour moi. Ce qu’il m’a offert, sans le savoir, c’est ce chemin vers une vie plus consciente ». Il dira encore au Daily Mail que ses deux fils l’ont “élevé” autant qu’il les élève. Le rire de James dans The Slightest Touch témoigne de ce lien réinventé.

De la Colin Farrell Foundation à la visibilité du handicap à l’écran

En 2024, l’acteur franchit une nouvelle étape en créant la Colin Farrell Foundation, née directement de l’expérience de James. La structure se dit « engagée à transformer la vie des personnes et des familles vivant avec un handicap intellectuel grâce à l’éducation, la sensibilisation, le plaidoyer et des programmes innovants ». Interrogé par People, Farrell pointe un angle mort majeur : « Une fois que votre enfant a 21 ans, il se retrouve en quelque sorte livré à lui-même », explique-t-il. « Toutes les protections mises en place, les classes spécialisées, tout cela disparaît, et vous vous retrouvez avec un jeune adulte qui devrait faire partie intégrante de notre société moderne et qui, bien souvent, est laissé de côté ».

En bref

  • En novembre 2026, Colin Farrell apparaît sur HBO Max dans The Slightest Touch, où l’on aperçoit fils James, 23 ans, atteint du syndrome d’Angelman.
  • Le documentaire suit aussi son marathon de Dublin et l’amitié avec Emma Fogarty, militante atteinte d’épidermolyse bulleuse, entre défi sportif et combat associatif.
  • Entre sobriété retrouvée, création de la Colin Farrell Foundation et rare visibilité du handicap intellectuel, la relation à James prend ici une portée singulière.