« Je pensais que c'était une taupe » : ce trou sans monticule creusé par les mulots peut dévorer un tiers du potager dès le mois de mars

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« Je pensais que c'était une taupe » : ce trou sans monticule creusé par les mulots peut dévorer un tiers du potager dès le mois de mars © Reworld Media

Sous ses airs de petite souris, le mulot au jardin peut faire disparaître jusqu’à un tiers de votre potager en quelques semaines. Comment l’identifier et reprendre l’avantage sans nuire au reste de la faune ?

Vous croyez voir une petite souris mignonne filer entre deux rangs de salades, et pourtant ce visiteur peut dévorer une bonne partie vos récoltes. Derrière ses grands yeux noirs, le mulot au jardin est un rongeur redoutable pour le potager.

Quand il s’installe dans les galeries sous vos planches de légumes, il grignote racines, bulbes et jeunes pousses, parfois sans laisser d’autres traces que quelques plantes soudain flétries. Avant qu’une petite famille ne se transforme en colonie envahissante, mieux vaut apprendre à la repérer… puis à la faire fuir.

Repérer le mulot au jardin : à quoi ressemble-t-il ?

Ce petit rongeur mesure environ 8 à 12 cm (sans la queue), avec une longue queue pouvant approcher 10 cm, un pelage brun‑roux et un ventre plus clair. Ses grandes oreilles et sa démarche vive, surtout la nuit, l’aident à se faufiler bien plus vite qu’un simple campagnol.

On le distingue des souris domestiques, plutôt grises et plus petites, et des rats beaucoup plus massifs. Contrairement aux taupes, il utilise ou creuse des galeries sans faire de monticules : on remarque seulement de petits trous dans la pelouse et, au potager, des racines de pommes de terre, carottes, céleri, navets ou poireaux soigneusement vidées.

Pourquoi le mulot adore votre potager

Le mulot est quasiment herbivore : il raffole des légumes‑racines, des collets de blettes ou chicorées, mais aussi des graines, céréales, framboises et mûres. Nous avons tous déjà laissé pousser les herbes hautes, accumulé feuilles mortes, paillage épais ou petits tas de branchages : ce sont pour lui de parfaits couloirs à l’abri des regards.

Entre mars et octobre, une femelle a parfois jusqu’à quatre portées de cinq à dix petits, qui deviennent reproducteurs en quelques semaines. Dans un potager laissé sans protection, les dégâts ont rapidement atteint jusqu’à un tiers d’un rendement, d’où l’intérêt d’agir tôt plutôt que d’attendre l’invasion.

✨ L’astuce validée par la rédaction
Efficacité
8/10
Récolte sauvée
jusqu’à 1/3 du potager

🔍 Pourquoi ça fonctionne ?

On cumule nettoyage du terrain, odeurs répulsives et piégeage doux : le mulot perd ses refuges, trouve moins à manger et finit par quitter la zone.

💡

Le petit plus : Placer les pièges le long des clôtures et des haies, là où les mulots aiment circuler à couvert.

🚫 À NE JAMAIS FAIRE : se contenter d’un seul gadget sans assainir le terrain, ou utiliser des raticides qui empoisonnent aussi rapaces, hérissons et chats.

Plan d’action naturel pour s’en débarrasser durablement

Première étape, rendre le terrain moins accueillant : désherber autour du potager, tondre les herbes hautes, casser les galeries en retournant un peu la terre et ne plus laisser de légumes abîmés en place. Petit bonus : chats en liberté et nichoirs pour chouettes ou hiboux offrent des prédateurs gratuits, sans produit chimique.

Ensuite, on combine encore quelques armes douces :

  • ail et sureau noir : gousses ou purin versés directement dans les galeries.
  • Appareils à ultrasons ou bouteilles plantées goulot au vent font vibrer le sol et les dérangent.
  • Pièges non létaux à l’entrée des trous, à vérifier chaque jour ; le marc de café est inutile et les poisons, dangereux pour rapaces et chats, sont à proscrire.

En bref

  • Entre mars et octobre, le mulot au jardin se reproduit vite, transformant quelques trous discrets en véritable menace pour légumes-racines et petits fruits. 🌱
  • Nettoyage du terrain, odeurs d’ail ou de sureau et pièges non létaux constituent la base d’un plan d’action naturel contre les mulots. 🪤
  • Reste à combiner ces gestes avec une gestion maline du paillage et l’aide des prédateurs naturels pour sécuriser durablement le potager. 🦉