Cette erreur à table vous condamne au dessert à chaque repas : les nutritionnistes la corrigent avec ces gestes simples
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Estomac plein mais envie de dessert irrépressible après chaque repas ? Des nutritionnistes expliquent comment la glycémie et les habitudes pilotent ce besoin et quels gestes peuvent tout changer.
Fin de repas, assiette vide, ceinture déjà un peu serrée… et pourtant, une petite voix insiste : sans dessert, le repas n’est pas terminé. Pour beaucoup, cette scène revient presque chaque jour. Certains se répètent « Je n’arrive jamais à résister à un dessert », convaincus d’un simple manque de volonté, alors qu’il se joue en réalité quelque chose de plus profond.
Les nutritionnistes rappellent que cette envie de sucré après le repas vient d’abord de la chimie du corps, avant la gourmandise. Entre pics de sucre, habitudes et besoin de réconfort, le cerveau réclame sa récompense. Comprendre ce mécanisme aide à adopter quelques réflexes pour couper l’envie de sucré après chaque repas sans se lancer dans un régime ni bannir les desserts.
Pourquoi l’envie de sucré apparaît même quand on a assez mangé
Quand un repas est riche en pâtes blanches, pain ou pommes de terre, la glycémie grimpe vite. Ce pic glycémique pousse le pancréas à libérer de l’insuline pour faire entrer le sucre dans les cellules. Le taux de sucre chute ensuite, comme des montagnes russes. Le cerveau interprète ce creux comme un signal d’alerte et réclame du carburant rapide, donc du sucre.
Même si l’estomac est plein, ce message d’ »urgence » donne la sensation d’un manque. L’hiver, le corps cherche plus facilement à stocker, ce qui renforce ces signaux. L’habitude compte aussi : si un dessert a toujours clôturé le repas familial, le cerveau associe vite fin de repas et bouchée sucrée. Un léger déséquilibre hormonal peut enfin entretenir ce réflexe.
L’assiette idéale pour limiter l’envie de dessert après le repas
Pour apaiser ces montagnes russes, tout se joue en grande partie dans l’assiette principale. L’idée : remplir la moitié de l’assiette de légumes riches en fibres, ajouter une bonne portion de protéines animales ou végétales, et un peu de graisses de qualité comme l’huile de noix, les graines de courge ou l’avocat.
Pour le dessert, l’idée n’est pas de tout interdire, mais de viser des portions raisonnables et plus rassasiantes. À propos du fameux « cheesecake japonais » au yaourt et biscuits, la diététicienne Marie-Anne Talleux juge que « C’est un peu surcoté », a-t-elle expliqué dans Marie Claire.
Gestes simples et desserts malins conseillés par les nutritionnistes
Après le repas, les spécialistes conseillent d’attendre environ 20 minutes avant de décider si l’on prend un dessert : c’est le temps que le signal de satiété atteigne le cerveau. Pendant ce délai, on peut débarrasser la table ou lancer une machine, histoire de laisser passer la pulsion.
Quand l’envie persiste, un carré de chocolat noir à au moins 70 % de cacao ou une infusion à la cannelle peuvent suffire. À propos des laitages, elle précise : « Yaourt à la grecque, fromage blanc, faisselle, skyr… toutes ces options restent bonnes à intégrer dans l’alimentation » et ce type de dessert reste « Moins gras, moins sucré ». Pour le rendre plus rassasiant, elle conseille : « Les fruits, comme les baies, apportent de la satiété, et une poignée d’oléagineux du croquant ».
En bref
- Marie-Anne Talleux, diététicienne, décrypte l'envie de sucré après le repas, entre pic glycémique, hiver et rituels familiaux ancrés.
- Les experts insistent sur une assiette riche en fibres, protéines et bonnes graisses, ainsi que sur un délai de vingt minutes avant tout dessert.
- Entre carré de chocolat noir, infusion à la cannelle et desserts protéinés, une autre façon d'apaiser l'envie de sucré après le repas se dessine.
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