Slime : cette erreur que font presque tous les parents met leurs enfants en danger sans qu’ils le sachent

Publié le ParRédaction Elle adore
Slime : cette erreur que font presque tous les parents met leurs enfants en danger sans qu’ils le sachent © Reworld Media

Brûlures au bout des doigts, petits morceaux avalés, odeurs chimiques insistantes : le slime fait hésiter de nombreux parents. Entre plaisir sensoriel et vrais risques, comment continuer à jouer sans mettre la santé des enfants de côté ?

Les mains plongées dans une pâte fluo, un enfant rit, puis se plaint que « ça brûle » et les doigts rougissent. Beaucoup de parents se demandent alors si ce jeu à la mode est sans risque et cherchent si le slime est dangereux pour les enfants ou seulement mal utilisé.

Le slime s’invite dans les anniversaires, les récréations, les vidéos et même certains ateliers scientifiques. Cette pâte élastique reste longtemps collée à la peau, peut finir en boule dans la bouche d’un tout-petit et diffuse parfums ou poussières fines. De quoi transformer un simple bricolage en vrai sujet de vigilance.

Slime dangereux pour les enfants : ce que montrent les contrôles

L’ANSES et la DGCCRF ont recensé des cas de brûlures légères, d’eczémas de contact et de démangeaisons après fabrication ou manipulation de slime, surtout maison. Lors d’un contrôle de kits du commerce, 2 sur 15 dépassaient la limite européenne de bore, substance qui rend la pâte élastique mais est classée toxique pour la reproduction à fortes doses.

Les recettes associent en général une colle liquide contenant des conservateurs allergisants à un activateur : borax ou autres borates, solution pour lentilles, voire lessive ou produits ménagers. Ces produits servent à décaper ou laver, pas à rester vingt minutes contre la peau d’un enfant. Un dosage « au pif » peut vite doubler la quantité d’agent irritant dans la pâte.

Allergies, irritations, ingestion : les risques du slime passés au crible

Le risque numéro un reste la peau. Après une longue séance, des mains d’enfant deviennent rouges, chaudes, qui grattent ou se couvrent de petites fissures. Souvent, c’est une simple irritation, surtout sur peau sèche ou avec eczéma. Mais une allergie de contact peut aussi apparaître, liée à la colle, à un parfum, à un colorant ou aux paillettes ajoutées.

Chez les moins de 3 ans, la mise à la bouche reste le point le plus sensible. Un petit morceau avalé provoque souvent seulement quelques maux de ventre, mais les mélanges maison sont imprévisibles. Des doses de 5 à 10 g de borax pur peuvent déjà entraîner vomissements sévères et état de choc chez un jeune enfant, avec risque vital en cas de retard de prise en charge. Les solvants et parfums peuvent aussi irriter yeux et voies respiratoires.

Bonnes pratiques pour un slime plus sûr à la maison

Avant 3 ans, mieux vaut éviter le slime classique et privilégier des pâtes sensorielles type pâte à sel ou maïzena, toujours sous surveillance. Entre 3 et 5 ans, on limite la durée de jeu à dix ou vingt minutes, avec lavage soigneux des mains avant et après. À partir de 6 ans, un enfant peut participer si un adulte gère les ingrédients et lit les étiquettes.

Choisir un kit portant le marquage CE, vérifier éventuellement son absence de rappel sur RappelConso et bannir les produits ménagers comme activateurs réduisent fortement le risque. Installer une « zone slime », éviter le contact avec le visage ou les plaies, jeter toute pâte qui change d’odeur ou de couleur. En cas d’ingestion ou de symptômes importants, les centres antipoison donnent un avis rapide et adapté.

En bref

  • ANSES et DGCCRF signalent des cas d’eczéma, de brûlures légères et des kits de slime dépassant les limites de bore fixées pour les enfants.
  • Irritations de la peau, ingestion chez les tout-petits et troubles respiratoires liés aux solvants composent l’essentiel des dangers évoqués autour du slime maison.
  • Des repères d’âge, des règles de jeu et quelques réflexes en cas d’accident permettent de trancher entre interdiction totale et usage encadré du slime.