Ces deux fleurs d’ombre que vous ne plantez jamais en février offrent un spectacle fou au printemps
© Reworld Media
En février, le jardin d’ombre paraît endormi alors que deux fleurs discrètes préparent déjà un véritable tableau de printemps. Comment les inviter au bon endroit pour profiter de leur spectacle sans effort ?
En février, le jardin semble en pause. Arbres nus, massifs d’ombre vides, l’on croit qu’il est trop tôt pour penser aux floraisons. C’est pourtant le moment idéal pour préparer le décor du printemps.
Parmi les fleurs à planter en février, deux fleurs restent méconnues : l’hellébore orientale, ou rose de Carême, et l’erythronium ‘Pagoda’, appelé dent-de-chien. Ces plantes d’ombre offrent une floraison précoce, parfois sous la neige, avec peu d’entretien. Elles transforment un coin d’ombre en tableau vivant. Reste à savoir comment les installer.
Hellébore orientale : une rose de Carême qui brave l’hiver
L’hellébore orientale est une vivace d’hiver : elle commence à fleurir dès février et peut continuer jusqu’en avril. Ses fleurs blanches, roses poudrées ou pourpres se détachent sur un feuillage vert sombre. Résistante au froid jusqu’à -15 °C, elle s’épanouit même quand la neige recouvre le jardin.
Elle aime les zones semi-ombragées, sous arbres caducs ou au pied d’arbustes, dans un sol riche, drainé mais frais. En février, préparer la terre avec du compost, creuser un trou de 20 cm, ne pas enterrer le collet, puis arroser généreusement. Au printemps, on supprime les feuilles abîmées pour garder la plante saine.
Erythronium ‘Pagoda’ : la dent-de-chien qui éclaire le sous-bois
L’erythronium ‘Pagoda’ est un bulbe printanier, originaire des forêts d’Amérique du Nord. Ses fleurs jaunes dorées, aux pétales recourbés comme des lis sauvages, surgissent au-dessus d’un feuillage vert marbré. Adapté aux jardins d’ombre ou de mi-ombre, il se marie avec fougères, pulmonaires ou hostas. Planté entre novembre et février, il prépare une floraison au début du printemps.
En février, il reste temps de l’installer hors période de gel. Choisir un emplacement ombragé, au pied d’un arbre, et un sol léger, riche en humus et bien drainé, terre de jardin mêlée de compost. Les bulbes se plantent à 5 à 8 cm de profondeur, espacés à 15 cm, puis on arrose et on paille. Après la floraison, on laisse le feuillage se faner avant un apport de compost à l’automne.
Composer un printemps inoubliable avec ces fleurs de février
En combinant des touffes d’hellébore orientale et des groupes d’erythronium ‘Pagoda’, un coin d’ombre devient un tableau vivant. L’hellébore ouvre le bal dès la fin de l’hiver, puis la dent-de-chien prend le relais avec ses clochettes dorées. Pour un jardinier débutant, ces deux plantes offrent une floraison précoce, une bonne résistance et un entretien limité.
Jason Wilson, spécialiste chez Epic Gardening, cité par DevonLive, évoque des fleurs bleues aux « magnifiques nuances de bleu ». Pour la nigelle de Damas, il parle d’une « belle plante annuelle » et précise : « Cette plante de courte vie est facile à entretenir, car elle est pratiquement exempte de maladies et de ravageurs et demande un minimum d’entretien ». Il ajoute : « Les jacinthes fleurissent pendant deux à trois semaines à la mi-printemps, alors veillez à profiter de leur beauté époustouflante tant qu’elles durent ». Pour l’été, il cite le chardon boule en « magnifique teinte violet-bleu », des « plantes peu exigeantes en entretien » : « Ces plantes se ressèment facilement, revenant chaque année plus belles que jamais » et des « plantes à floraison spectaculaire qui produisent de véritables fleurs bleues ».
En bref
- En février, deux plantes d’ombre, l’hellébore orientale et l’erythronium Pagoda, s’imposent parmi les fleurs à planter en février pour préparer le printemps.
- Ces fleurs vivaces et bulbeuses offrent une floraison précoce à l’ombre, à condition de respecter quelques règles simples d’emplacement, de sol et de plantation.
- Associées dans un massif de sous-bois, elles transforment un coin oublié en spectacle de printemps, avec des effets visuels que les jardiniers sous-estiment encore.
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