Déco : ce détail au ras du sol que les architectes traitent en premier, et que vous négligez toujours
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Vous retournez vos meubles sans comprendre pourquoi la pièce reste écrasée ? Les décorateurs, eux, commencent toujours par la façon dont les plinthes dessinent la ligne au ras du sol.
Vous avez repeint les murs, changé le canapé, ajouté un tapis. La pièce est plus fraîche, mais quelque chose cloche encore. L’ensemble paraît bas, un peu étriqué. Beaucoup se ruent sur de nouveaux coussins ou cadres, tandis que les décorateurs cherchent la solution dès leur tout premier coup d’œil.
Quand un architecte d’intérieur entre dans une pièce, son regard file tout de suite vers le bas, le long de la jonction mur-sol. Quelques centimètres seulement – plinthes, joint creux ou simple raccord – suffisent à faire passer l’atmosphère du banal au très soigné. C’est ce détail presque invisible que les pros traitent en premier.
Plinthes : ce faux détail qui encadre toute la pièce
Une plinthe est d’abord une protection pour le bas du mur et les bords du sol. Mais en réalité, cette bande horizontale dessine un cadre tout autour de la pièce. Si elle est fine et ton sur ton, l’œil glisse sans s’arrêter et l’espace paraît plus calme. Si elle est marquée, haute ou contrastée, elle souligne le volume et peut donner l’impression d’un plafond plus haut.
Les tendances récentes remettent ce petit élément au centre du jeu. Les plinthes déco se déclinent en versions hautes, moulurées pour un esprit haussmannien, ou en micro-plinthes presque affleurantes pour les intérieurs très minimalistes. Certains architectes choisissent même un joint creux, une fine ombre entre mur et sol qui fait flotter les parois, comme dans une galerie d’art.
Quand les plinthes classiques plombent votre déco
Dans beaucoup de logements, on retrouve la même plinthe blanche posée par le constructeur, un peu trop basse ou trop épaisse, parfois abîmée. Elle coupe visuellement la hauteur du mur, attire le regard vers le bas et n’a souvent aucun lien avec les portes ou le sol. Résultat : même avec une belle peinture, la pièce garde un air daté ou brouillon.
Un simple coup de pinceau change tout. Peintes de la même couleur que le mur, les plinthes disparaissent presque et la pièce paraît plus grande. Dans un intérieur contemporain, une plinthe noire ou bois foncé crée un liseré chic, surtout avec un parquet clair. Et si vous rénovez, passer à des plinthes hautes aide à rééquilibrer des murs un peu bas ou des fenêtres trop grandes.
Le tour de pièce que les pros font toujours en premier
Avant de proposer un canapé ou un papier peint, les décorateurs commencent souvent par faire le tour de la pièce, littéralement collés aux murs. Vous pouvez faire la même chose chez vous en vous posant quelques questions très simples :
- L’état des plinthes : droites, propres, sans chocs ?
- Leur hauteur et leur couleur fonctionnent-elles avec mur et sol ?
- Vous préférez qu’elles s’effacent ou qu’elles se voient vraiment ?
Selon vos réponses, le geste à poser change : repeindre pour fondre la plinthe dans le mur, oser une teinte contrastée pour rythmer un couloir, coller une surplinthe adhésive en location, ou prévoir un joint d’ombre lors d’une prochaine rénovation. En touchant seulement à cette bande au ras du sol, vous donnez à la pièce ce fini net et réfléchi que l’on associe aux intérieurs d’architecte.
En bref
- Repeindre murs et canapé ne suffit pas toujours : architectes d'intérieur observent d'abord la jonction mur-sol pour comprendre pourquoi une pièce semble écrasée.
- Travailler plinthes déco, couleurs ou joint creux au ras du sol modifie la perception de hauteur, encadre l'espace et donne un rendu plus soigné.
- Un tour de pièce concentré sur ces centimètres au sol suffit à révéler le geste précis qui offrira à votre intérieur une allure de pro.
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