Marre du vis-à-vis au jardin ? Cette clôture naturelle, simple et quasi gratuite, est à poser en février
© Reworld Media
En plein hiver, de plus en plus de jardiniers n’en peuvent plus du vis-à-vis au potager. En février, une installation végétale simple et peu coûteuse peut tout changer sans chantier lourd.
A chaque fois que vous binez vos rangs de poireaux, vous sentez le regard du voisin par-dessus le grillage. Le potager, en plein cœur de l’hiver, ressemble parfois à un plateau télé : tout est à nu, rien ne cache plus le moindre geste. Cette impression de subir le vis-à-vis gâche vite le plaisir de jardiner.
Pourtant, ce décor un peu triste de fin d’hiver cache une belle opportunité. Lorsque le jardin a perdu son feuillage, les lignes de vue apparaissent clairement et l’on repère d’un coup d’œil les endroits où l’on se sent exposé. C’est précisément à ce moment-là qu’une solution simple, belle et vraiment économique peut tout changer.
En février, le jardin montre tout : le bon moment pour dire stop au vis-à-vis
En février, la végétation dort encore, ce qui laisse apparaître sans filtre chaque fenêtre, terrasse ou trottoir qui donne sur votre terrain. On voit alors très nettement les trous dans la structure végétale. Le sol, s’il n’est pas gelé, reste souple et humide, idéal pour installer des arbustes ou une petite clôture végétale.
Installer dès maintenant un écran végétal offre un double avantage. D’ici le printemps, les plantes auront commencé à s’enraciner et offriront déjà un début d’intimité. Et puis le simple fait de sentir son espace clos apaise : on ose rester plus longtemps dehors, inviter des amis, laisser les enfants jouer sans avoir l’impression d’être observé.
Plessis de noisetier : le brise-vue le plus simple, le plus beau et presque gratuit
La vraie astuce de nombreux jardiniers malins tient en trois mots : plessis de noisetier. On récupère les longues branches souples issues de la taille d’hiver, puis on les tresse horizontalement entre des piquets plantés en ligne. Ce tissage crée un brise-vue rustique, chaleureux et très solide, qui coupe aussi le vent froid au ras du potager.
Visuellement, ce treillage en bois apporte du charme sans écraser le paysage. Le coût reste minime, surtout si l’on possède déjà un noisetier ou si un voisin accepte de donner ses branches. On complète facilement, au besoin, par quelques canisses ou brandes de bruyère pour les zones les plus exposées, en attendant que la végétation prenne le relais.
Laurier-cerise et bambous : une haie persistante pour oublier durablement le vis-à-vis
Pour une solution qui tienne des années, on associe ce plessis à une haie persistante. Le laurier-cerise forme rapidement un véritable mur vert, opaque en toute saison, qui supporte bien le froid comme la pollution urbaine. Planté en fin d’hiver, il a le temps de développer des racines vigoureuses, à condition que le sol ne soit ni gelé ni gorgé d’eau.
Le bambou apporte une touche plus graphique. On privilégie des variétés non traçantes, comme les Fargesia, ou l’on installe une barrière anti-rhizomes pour éviter qu’il n’envahisse les planches de culture. Un bon trou de plantation enrichi de compost, un arrosage copieux même en hiver puis un paillage léger suffisent à lancer cette haie. Mélanger lauriers, bambous et noisetiers crée un écran vivant qui protège du regard, adoucit le vent et génère un véritable microclimat. On gagne alors quelques degrés, les tomates démarrent plus vite, les oiseaux viennent nicher et le potager devient enfin ce petit refuge intime dont on rêvait.
En bref
- En février, le potager à nu expose chaque geste aux voisins, rendant le vis-à-vis au jardin particulièrement pesant pour ceux qui aiment jardiner tranquille.
- Une combinaison de brise-vue naturel et de haie persistante forme un écran végétal, améliore le microclimat et limite les regards sans exploser le budget.
- Cette méthode, basée sur le plessis de noisetier et quelques arbustes bien choisis, transforme progressivement le jardin en refuge intime aux effets surprenants.
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