Ne jetez plus ces coquilles de fruits de mer : les jardiniers malins en font un or blanc qui change tout au potager
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Lendemain de fêtes, vos coquilles d’huîtres s’entassent ? Les jardiniers malins les transforment en alliées du potager, au point de jurer par ces coquilles d’huîtres au jardin.
Le lendemain d’un gros plateau de fruits de mer, la scène est toujours la même : l’évier rempli de coquilles, la poubelle qui déborde et une seule envie, tout balancer. Pourtant, ces montagnes de coquilles d’huîtres que l’on jette machinalement peuvent valoir bien plus qu’un sac d’engrais acheté en jardinerie.
Derrière leur allure de déchet encombrant, ces enveloppes nacrées cachent un concentré minéral capable de transformer un sol fatigué en terre fertile. Utilisées comme coquilles d’huîtres au jardin, elles corrigent l’acidité, améliorent la structure du sol et boostent les légumes les plus exigeants. Le geste est simple, mais ses effets sont bluffants.
Pourquoi les coquilles d’huîtres sont de l’or blanc pour le jardin
Une coquille d’huître est composée à environ 95 % de carbonate de calciumamendement calcaire naturel de fond : au lieu de donner un “coup de fouet” fugace comme un engrais chimique, les éclats nourrissent le sol sur plusieurs mois, voire plusieurs années, tout en respectant vers de terre et bactéries utiles.
Dans les sols acides, souvent reconnaissables à la mousse ou aux jardins sous résineux, les nutriments sont présents mais mal absorbés par les racines. Le carbonate de calcium des coquilles joue alors le rôle de chaux douce : il remonte progressivement le pH vers la neutralité, sans choc pour la microfaune. La terre devient plus grumeleuse, plus aérée, particulièrement dans les sols sableux ou très humifères pauvres en calcaire.
Bien préparer les coquilles d’huîtres avant de les mettre au potager
Impossible de les jeter brutes au pied des tomates. Il faut d’abord les rincer abondamment à l’eau claire pour enlever le sel, la chair et les algues, qui attireraient mouches et rongeurs tout en brûlant les racines. Ensuite, les coquilles doivent être séchées au four à 100 °C pendant 1 heure : cette étape élimine les bactéries, supprime les odeurs de marée et rend la matière plus friable.
Une fois refroidies, les coquilles se concassent au marteau, glissées dans un sac solide ou une vieille taie d’oreiller, posée sur une dalle. L’objectif n’est pas d’obtenir de la farine, mais un mélange de poudre et d’éclats de la taille d’un ongle. Le dosage conseillé est d’environ 100 g par mètre carré, soit une grosse poignée, à enfouir superficiellement (5 à 10 centimètres) en fin d’hiver, en février. Trop de calcium peut bloquer fer et magnésium et provoquer une chlorose, surtout en sol déjà calcaire ou au pied des plantes de terre de bruyère.
Des tomates et poivrons dopés grâce aux coquilles d’huîtres
Tomates, poivrons, aubergines et courges sont de grands gourmands en calcium. Quand le sol en manque au moment de la formation des fruits, les tomates développent le fameux « cul noir », une pourriture apicale qui ruine la récolte en plein été. En apportant vos coquilles broyées dès février, bien avant la plantation de mai, vous constituez un stock de calcium disponible au bon moment. Les fruits deviennent plus fermes, plus savoureux et se conservent mieux.
En prime, les éclats les plus grossiers peuvent former une barrière piquante contre limaces et escargots autour des jeunes plants, ou servir de drainage au fond des pots. Et si vous manquez de coquilles, il suffit souvent de demander à votre poissonnier ou à un restaurateur : pour eux, ce sont des déchets, pour votre potager, c’est de l’or blanc gratuit.
En bref
- Après les fêtes, les coquilles d’huîtres s’accumulent et certains jardiniers les recyclent au potager pour améliorer un sol trop acide.
- Une préparation simple des coquilles d’huîtres au jardin permet d’obtenir un amendement calcaire maison qui soutient tomates, poivrons et autres légumes exigeants.
- Barrière anti-limaces, drainage, économie circulaire : ces usages cachés réservent encore quelques surprises aux jardiniers prêts à conserver leurs coquilles.
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