Ce détail à régler dès février au jardin : le geste méconnu des experts pour voir bien plus d’oiseaux au printemps

Publié le ParRédaction Elle adore
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Sous le ciel encore gris de février, les oiseaux ont déjà commencé à réserver leurs futures chambres autour de nos maisons. Un simple nichoir, posé au bon moment et au bon endroit, peut pourtant tout changer ce printemps.

Le jardin paraît encore vide sous le ciel gris de février, pourtant, dans les haies et les branches nues, les oiseaux ont déjà commencé leur vie de printemps. Alors que beaucoup attendent les premières floraisons pour agir, un geste discret se joue maintenant, presque en coulisses, et décide du nombre d’ailes qui tourneront autour de la maison.

Dès la mi-février, mésanges et moineaux inspectent chaque cavité disponible pour choisir leur futur nid. Si rien n’est prêt, ils iront simplement ailleurs. Le « détail » que les experts ne laissent jamais au hasard, c’est un **nichoir** déjà installé, propre et bien placé, au moment où commence cette prospection silencieuse. Tout se joue avant que les beaux jours n’arrivent vraiment.

En février, les oiseaux réservent déjà leurs futures chambres

Les espèces cavernicoles, comme la Mésange bleue ou la Mésange charbonnière, visitent les trous d’arbres et les nichoirs dès la fin de l’hiver. Une fois le territoire choisi et le nid entamé, souvent en mars, un nichoir installé trop tard restera vide pour la saison. Dommage quand on sait qu’une famille de mésanges dévore des milliers de chenilles et pucerons.

Au Royaume-Uni, la Royal Society for the Protection of Birds rappelle que « Mettre de la nourriture pour les oiseaux, c’est très bien, mais si les oiseaux n’ont pas accès à des sites de nidification, ils n’auront nulle part où élever la prochaine génération », a expliqué la RSPB, citée par Express. Elle ajoute : « Entre 1995 et 2021, les effectifs ont chuté de 62 % au Royaume-Uni, le manque de sites de nidification adaptés étant un facteur qui y contribue ». Là-bas, un nichoir en bois coûtant 10 à 20 £, soit environ 12 à 23 €, fait déjà partie des gestes de base de la fin d’hiver.

Un nichoir prêt, propre et adapté : le détail qui change tout

Un nichoir sale devient un piège rempli de puces, acariens et larves. Les spécialistes conseillent de vider complètement l’ancien nid, puis de brosser l’intérieur énergiquement. Sans produits chimiques : de l’eau chaude suffit, éventuellement avec un peu de thym. L’abri doit ensuite sécher, ouvert, au soleil d’hiver pour offrir un **refuge sain**.

Le modèle se choisit en fonction des visiteurs espérés, surtout par la taille du trou d’envol :

  • 26 à 28 mm : petites mésanges (bleue, noire, nonnette)
  • 32 à 34 mm : Mésange charbonnière, Moineau domestique, Sittelle torchepot
  • Nichoir semi-ouvert : Rouge-gorge, Gobemouche gris, Bergeronnette grise

Un bois brut non traité, d’environ 2 cm d’épaisseur (chêne, mélèze, cèdre rouge), isole mieux que le plastique ou le métal fin, qui surchauffent dès les premiers rayons.

Où installer le nichoir en février pour vraiment attirer les oiseaux

L’ouverture doit regarder vers l’Est ou le Sud-Est, à l’abri des vents dominants et du plein soleil. La bonne hauteur se situe entre 2 et 5 mètres, sur un tronc, un mur ou un cabanon, dans un coin calme, hors de portée des chats. Devant le trou, un espace dégagé facilite l’atterrissage, tout en restant proche d’une haie ou d’un arbuste pour que les parents puissent surveiller les alentours. En France, la limite du 16 mars pour la taille des haies agricoles rappelle d’ailleurs qu’il vaut mieux préparer ces abris avant la pleine saison des nids.

Sans jardin accueillant, même le meilleur nichoir perd une partie de son intérêt. La loi Labbé interdit déjà les pesticides de synthèse aux particuliers depuis 2019, et l’expert horticole David Fryer met aussi en garde contre les produits prétendument verts : « Même les sprays naturels ou ‘écolos’ peuvent nuire aux insectes et aux oiseaux que vous voulez encourager. Laissez plutôt l’écosystème de votre jardin faire le travail. Un jardin accueillant pour la faune attire naturellement des prédateurs qui gèrent les ravageurs, comme les coccinelles, les syrphes et les chrysopes, ce qui réduit totalement le besoin de produits chimiques », a expliqué David Fryer, cité par Express. Dans un coin planté de haies variées, de fleurs mellifères et épargné par les pulvérisations, un nichoir propre installé en février devient alors un véritable aimant à oiseaux.

Sources

En bref

  • En février, mésanges et moineaux prospectent déjà les cavités du jardin, rendant crucial un nichoir prêt avant la mi-février pour la nidification.
  • Les experts insistent sur un nichoir installé, nettoyé sans produits chimiques et bien orienté, afin d’augmenter les chances d’accueil d’oiseaux au printemps.
  • En combinant emplacement sécurisé, jardin sans pulvérisations et nichoir adapté aux espèces locales, certains transforment leur terrain en véritable refuge, avec un impact surprenant.