Malade tout l'hiver ? Cette habitude de chauffage, prise par 8 Français sur 10, détruit vos défenses immunitaires

Publié le ParRédaction Elle adore
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Pendant des années, un salon chauffé à 24 °C me laissait malade tout l’hiver sans que je comprenne pourquoi. Et si surchauffer sa maison en hiver affaiblissait en silence nos défenses immunitaires ?

Vous tombez malade à répétition chaque hiver, avec l’impression d’avoir une petite santé, alors que vous faites attention à tout. Rhumes, sinusites, angines s’enchaînent dès que les températures chutent. Beaucoup accusent le froid extérieur ou les collègues enrhumés. Pourtant, un des principaux coupables se cache souvent dans le salon, silencieux, vissé au mur ou posé sous la fenêtre.

Dans près de 8 foyers français sur 10, la même habitude se répète : on pousse le chauffage, on vit en tee-shirt dans un appartement à 23 ou 24°C, persuadé de se créer un cocon protecteur. En réalité, cette chaleur excessive fragilise le système immunitaire et ouvre la porte aux virus hivernaux. Le problème ne vient pas du froid, mais de ce qui se passe chez soi.

Chaleur confortable, corps en difficulté : ce qui se passe vraiment dans votre salon

Quand le thermostat grimpe, le taux d’humidité de l’air chute. L’air trop chaud devient très sec et attaque directement les premières barrières de défense : les muqueuses du nez et de la gorge. Normalement, elles sont couvertes de mucus et de petits cils qui piègent et évacuent virus et bactéries. Dans un logement surchauffé, ce mucus sèche, les cils n’arrivent plus à balayer les intrus et les germes pénètrent plus facilement.

Autre effet pervers, cet air sec permet à certains virus hivernaux de rester plus longtemps en suspension dans la pièce. On respire donc plus de particules infectieuses, alors même que le nez pique, gratte, saigne parfois. En cherchant à recréer un été permanent, on déconnecte le corps des saisons et on le rend paresseux face aux vraies agressions.

Du choc thermique au mauvais sommeil : comment la surchauffe épuise l’organisme

Sortir d’un salon à 24 ou 25°C pour affronter un trottoir proche de 0°C, c’est un véritable choc thermique. Le corps passe son temps à ajuster sa température, ce qui lui demande de l’énergie qui ne sera plus disponible pour les défenses. On transpire un peu en intérieur sous des vêtements trop chauds, puis cette humidité se refroidit d’un coup en sortant : les conditions idéales pour attraper froid.

La nuit, la température trop élevée achève d’affaiblir l’organisme. Pour trouver un sommeil réparateur, le corps doit légèrement se refroidir. Dans une chambre à plus de 20°C, il lutte pour y parvenir, l’endormissement se fait attendre et le sommeil est fragmenté. Or c’est pendant ces phases profondes que l’immunité se régénère et produit des molécules chargées de combattre les infections.

Les bons réglages à adopter : thermostat, humidité, nouvelles habitudes

Pour casser ce cercle vicieux, les repères sont simples : viser environ 19°C dans les pièces de vie, et entre 16 à 18°C dans les chambres. Cette plage permet de rester à l’aise tout en gardant des muqueuses efficaces. L’idéal est de maintenir un taux d’humidité autour de 40 à 60 %, grâce à un humidificateur ou à de simples bols d’eau posés sur les radiateurs, sans oublier d’ouvrir les fenêtres 10 minutes par jour.

Adopter une température plus basse revient surtout à se réhabituer à s’habiller : pull, gilet, chaussettes épaisses plutôt que tee-shirt en plein mois de février. Une petite routine suffit : baisser légèrement le chauffage le soir, enfiler un vêtement chaud, vérifier l’humidité, puis aérer brièvement chaque jour. Après quelques jours, le nez est moins sec, le sommeil se calme, et les virus trouvent enfin plus de résistance.

En bref

  • Chaque hiver, de nombreux Français enchaînent rhumes et angines, persuadés d’être fragiles alors qu’une habitude de chauffage chez eux déséquilibre leur système immunitaire.
  • Un intérieur maintenu trop chaud perturbe l’humidité de l’air, agresse les muqueuses respiratoires et favorise les infections hivernales ainsi que des nuits moins réparatrices.
  • Des réglages de thermostat, une meilleure gestion de l’humidité et quelques gestes quotidiens simples peuvent pourtant transformer la façon dont le corps traverse l’hiver.