Ce légume d’hiver en dessert japonais façon crème brûlée : la recette bluffante que vous allez refaire tout l’hiver

Publié le ParRédaction Elle adore
Ce légume d’hiver en dessert japonais façon crème brûlée : la recette bluffante que vous allez refaire tout l’hiver © Reworld Media

En plein hiver, la patate douce quitte le salé pour un dessert japonais au cœur fondant sous croûte caramélisée inspiré des yatai de Tokyo et d’Osaka. Une recette simple, économique et spectaculaire qui réchauffe la table sans demander de technique compliquée.

On imagine souvent la patate douce en purée, en soupe ou rôtie avec des épices. Pourtant, ce légume d’hiver cache un tout autre visage quand on le traite comme une base de dessert, avec un cœur fondant et une fine croûte de sucre qui rappelle une crème brûlée. Le résultat est à la fois régressif et très élégant.

Inspirée des rues de Tokyo et d’Osaka, cette recette japonaise transforme une simple tubercule en Yaki-imo brûlée, un dessert chaud-froid qui réchauffe autant qu’il surprend. On obtient une chair presque confite, surmontée d’une crème vanillée et d’un caramel craquant, comme dans un restaurant, mais sans technique compliquée. La promesse est simple : beaucoup d’effet pour un geste très accessible.

Patate douce en dessert japonais façon crème brûlée : pourquoi ça marche si bien

Doux par nature, ce légume racine développe, après une cuisson lente, des notes de caramel et de miel qui se prêtent parfaitement à un dessert d’hiver. En France, elle s’invite déjà dans des gâteaux moelleux, et le chef Pierre Chomet l’utilise dans une assiette de patate douce caramélisée, chantilly vanillée, crumble amande et agrumes, pour un coût d’environ 1,70 euro par personne. Cette douceur économique montre à quel point la patate douce peut rivaliser avec les bases pâtissières classiques.

Au Japon, la Yaki-imo brûlée se déguste dans les yatai, ces échoppes de rue de Tokyo et d’Osaka. La patate douce, souvent une variété Satsumaimo à peau violette, est rôtie jusqu’à devenir presque comme de la confiture, puis coiffée d’une crème et d’une croûte caramélisée. L’expérience rappelle une crème brûlée parisienne, avec une dimension végétale et réconfortante en plus.

Les ingrédients et la cuisson lente au four à 160 °C pendant 90 minutes

Pour 4 personnes, il faut peu d’ingrédients :

  • 4 patates douces de taille moyenne (chair orange ou Satsumaimo)
  • 200 ml de crème liquide entière (au moins 30 % de matière grasse)
  • 20 g de sucre glace
  • 4 cuillères à soupe de cassonade ou sucre de canne blond
  • 1 gousse de vanille ou un peu d’extrait naturel

Le secret tient dans la cuisson. Après les avoir bien lavées et séchées, on emballe chaque patate dans du papier aluminium pour garder l’humidité, puis on enfourne à 160 °C pendant 90 minutes. Cette chaleur douce fait confire la chair, l’amidon se transforme peu à peu en sucres, et des arômes de caramel et de miel embaument la cuisine. La patate est prête quand elle cède sans résistance sous une légère pression du doigt.

Montage façon crème brûlée et petites touches pour sublimer la patate douce

Une fois les patates tiédies, on incise chaque tubercule dans la longueur sans le couper entièrement, puis on écarte doucement pour créer un cratère. La crème bien froide est montée en chantilly avec le sucre glace et les grains de vanille, jusqu’à obtenir une texture ferme et aérienne. On en dépose une bande généreuse au centre de la patate, on saupoudre de cassonade, puis on caramélise au chalumeau jusqu’à obtenir une fine croûte vitrifiée qui craque sous la cuillère. Le dessert se savoure tout de suite pour profiter du choc entre base chaude et crème fraîche.

Pour alléger un peu, on peut s’inspirer d’une astuce de gâteau de patate douce et remplacer une partie du sucre de la chantilly par un peu de compote de pomme sans sucre ajouté, ou parfumer la chair avec une pincée de cannelle ou de muscade. Ceux qui aiment les assiettes plus travaillées peuvent reprendre l’idée de Pierre Chomet avec un crumble à l’amande et quelques suprêmes d’agrumes autour de la patate. Servi avec un thé vert ou un café, ce dessert japonais bouscule doucement l’image de la patate douce dans la cuisine quotidienne.

En bref

  • En hiver, la patate douce devient Yaki-imo brûlée, dessert de rue de Tokyo et Osaka que l’on adapte chez soi, inspiré notamment par Pierre Chomet.
  • Cuisson lente au four, chair confite, chantilly vanillée et croûte de cassonade caramélisée composent un dessert façon crème brûlée à base de patate douce.
  • Variantes plus légères, toppings inspirés du Japon et astuces sans chalumeau prolongent l’expérience et donnent envie de tester cette patate douce en dessert.