Boîtes en plastique oranges : cette erreur de lavage que tout le monde fait, ne la commettez plus

Publié le ParRédaction Elle adore
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Vos boîtes en plastique virent au orange malgré les lavages répétés ? Entre chimie de la tomate, chaleur et microplastiques, cette erreur du quotidien change tout.

Qui n’a jamais ouvert un placard pour tomber sur une pile de boîtes autrefois transparentes, aujourd’hui d’un orange douteux ? Sauces bolognaises, soupes au curry, restes de ratatouille… tout semble s’y être imprimé. On les frotte, on les passe au lave-vaisselle. Les taches restent.

On incrimine alors la qualité du plastique, on pense qu’il faut plus d’eau très chaude, plus de liquide vaisselle, voire laisser tremper toute la nuit. Pourtant, cette stratégie peut aggraver le problème. La véritable erreur de lavage se joue ailleurs, entre chimie de la tomate et excès de chaleur.

Pourquoi vos boîtes en plastique deviennent orange après la sauce tomate

Le coupable se cache dans la tomate : le pigment rouge, le lycopène, est hydrophobe et surtout liposoluble. Il se dissout dans le gras, pas dans l’eau. Quand une sauce tomate huileuse touche une boîte en polypropylène, le pigment se fixe dans la matière. L’eau très chaude et le produit vaisselle n’agissent alors qu’en surface.

La structure du polypropylène ressemble à celle des graisses : le plastique agit comme une éponge qui absorbe ces pigments orangés dans ses pores. À force de frotter, on le raye sans déplacer la couleur incrustée. Ces taches orange paraissent grasses alors que la boîte est propre.

L’erreur de lavage fatale : chaleur, lave-vaisselle et four à micro-ondes

« Nous avons démontré que les contenants et ustensiles en plastique lavés au lave-vaisselle libèrent des particules de plastique », a indiqué Dr Elvis Okoffo au média Pourquoidocteur. Il a compté jusqu’à 920 000 particules par cycle, soit 33 millions par foyer chaque année et 6 mg par personne, « soit l’équivalent du quart d’un grain de riz ». « La masse totale libérée est minime par rapport à d’autres sources connues de pollution plastique », reconnaît-il. « Mieux vaut empêcher ce polluant d’entrer dans l’environnement que de mettre en place des solutions coûteuses une fois qu’il est déjà relâché, » et « De petits changements, multipliés par des millions de foyers, peuvent réduire le fardeau mondial de la pollution plastique. »

Avec le four à micro-ondes, le phénomène se verrouille : en réchauffant une sauce tomate grasse dans la boîte, la chaleur dilate les pores du plastique. Graisse et lycopène s’y engouffrent puis restent piégés en refroidissant. À ce stade, aucun lavage ne blanchira le récipient ; mieux vaut transférer en bols en verre ou en céramique.

Les bons gestes pour effacer et éviter les taches orange

Pour une boîte colorée, la méthode la plus efficace reste le principe du gras contre gras : huile végétale sur un essuie-tout, on frotte l’intérieur, puis on rince et on lave. On peut aussi laisser la boîte au soleil, les UV atténuent les pigments. Pour les taches tenaces, le bicarbonate de soude s’utilise en pâte épaisse, avec deux cuillères à soupe et un peu d’eau tiède, à laisser agir une trentaine de minutes avant de frotter. Enfin, laisser tiédir les plats, éviter micro-ondes et eau très chaude sur plastique, limiter le lave-vaisselle et privilégier des contenants en verre réduit le risque de boîtes définitivement oranges.

Sources

En bref

  • Après des sauces tomate réchauffées, les boîtes en polypropylène se couvrent de taches orange tenaces liées au lycopène et à la chaleur.
  • Lave-vaisselle brûlant et four à micro-ondes fragilisent le plastique, libèrent des microplastiques et fixent définitivement les pigments dans la matière.
  • Astuces à base de gras, de soleil et de bicarbonate promettent d’atténuer ces traces, à condition de changer quelques habitudes bien ancrées.