Après le millennial grey, cette couleur bien-être étouffe déjà vos salons en 2026 sans que vous le réalisiez

En plein hiver 2026, de nombreux salons français étouffent sous le millennial grey et le total look vert censé apaiser. Comment cette promesse bien-être a-t-elle fini par lasser nos intérieurs ?
Après le millennial grey, cette couleur bien-être étouffe déjà vos salons en 2026 sans que vous le réalisiez

Il y a eu la grande vague du gris, ce millennial grey qui s’est glissé partout, des murs aux canapés, au point de devenir presque invisible. Pendant des années, ce faux neutre a résumé l’idée du salon chic : propre, lisse, sans fausse note. Puis, un jour, on a commencé à trouver ces intérieurs ternes, interchangeables, comme si la vie y avait été légèrement mise entre parenthèses.

En ce début de déco 2026, le même malaise gagne une autre couleur chouchou. Pour réchauffer nos pièces après Noël, beaucoup ont misé sur le vert : sauge, kaki, olive, forêt… Sauf qu’en total look, du sol au plafond et jusqu’au moindre coussin, cette teinte censée reconnecter à la nature étouffe les salons français. Pourquoi cette couleur de bien-être finit-elle par fatiguer autant le regard ?

Du millennial grey au total look vert : même promesse, même lassitude

Au départ, le scénario semblait différent. Le millennial grey avait imposé une neutralité froide, presque minérale. Le vert sauge ou l’olive sont arrivés comme antidote : un mur d’accent pour évoquer la forêt, un meuble peint pour signifier la slow life, quelques plantes pour humaniser le tout. Le message était clair : sortir du béton gris pour ramener du vivant, du calme, un peu de campagne à la maison.

Puis la tendance a glissé, presque sans qu’on s’en aperçoive. Après le premier mur, on a ajouté le canapé en velours émeraude, puis les rideaux kaki, les coussins olive, la fameuse jungle de plantes. Chaque mètre carré s’est couvert de vert, jusqu’à transformer des salons entiers en boîtes monochromes. Le problème n’est pas la nuance en soi, mais son automatisme : la même recette copiée des réseaux sociaux à l’infini.

Pourquoi le salon tout vert fatigue les yeux en plein hiver

En plein mois de janvier, la lumière française fait rarement de cadeaux. Dans une pièce orientée nord ou déjà peu lumineuse, des murs vert sapin ou lichen absorbent les rayons au lieu de les renvoyer. Avec un total look vert, les volumes se tassent, le plafond semble plus bas, l’ambiance devient lourde, parfois presque mélancolique. Le soir, les reflets verts sur la peau sous les ampoules accentuent la fatigue plutôt qu’un effet cocon.

Autre écueil : le manque de contraste. Quand murs, textiles et mobilier partagent le même registre végétal, l’œil ne sait plus où se poser. Les plantes se camouflent sur le fond, la fameuse urban jungle perd tout relief, la pièce devient un décor de catalogue. En traitant le vert comme un neutre, à la place d’un beige ou d’un grège chaleureux, on finit par effacer la personnalité plutôt que la révéler.

Sortir du tout-vert en 2026 : beige, bordeaux et petits ajustements malins

Bonne nouvelle, un salon trop vert se rattrape sans tout repeindre ni changer de canapé. L’idée est de rééquilibrer en introduisant des teintes plus chaudes et des matières qui accrochent la lumière. Les neutres tirant vers le beige remplacent peu à peu l’ancien fond gris, tandis que le bordeaux s’impose comme accent profond et sensuel en déco 2026. Quelques gestes ciblés suffisent à casser l’uniformité.