Ce fauteuil IKEA trop beau et trop confortable pour 70 € fait polémique : pourquoi son prix dérange autant
Une fois les guirlandes rangées et le sapin sorti du salon, beaucoup découvrent un intérieur soudain plus froid, alors que le budget a déjà souffert des fêtes. C’est dans ce moment précis qu’un fauteuil IKEA LINNEBÄCK à moins de 70 euros s’est mis à circuler partout sur Instagram et dans les articles déco, avec un look de pièce de designer qui interroge les marques haut de gamme.
Son allure minimaliste, son tissu Orrsta vert olive très tendance et son prix affiché à 69,99 € en font un OVNI sur un marché où beaucoup de fauteuils “design” dépassent facilement les 200 ou 300 euros. Entre fans conquis par son confort et professionnels étonnés par un tel rapport style‑prix, le doute s’installe : simple effet de mode ou vrai caillou dans la chaussure des marques de déco premium ?
Pourquoi le fauteuil IKEA LINNEBÄCK fait autant parler
Imaginé par le designer Jonas Hultqvist pour IKEA, le fauteuil LINNEBÄCK mise sur une structure en acier avec revêtement époxy, très fine, presque aérienne. Large de 55 cm pour 69,5 cm de profondeur et 72,4 cm de hauteur, il pèse seulement 6,5 kg, ce qui lui permet de se déplacer facilement du salon à la chambre. Proposé à 69,99 €, soit trois à quatre fois moins qu’un fauteuil d’appoint de marque haut de gamme, il a été décrit comme "beaucoup trop beau pour ce prix", écrit la rédaction Peaches.
Le succès de la version en tissu Orrsta vert olive tient aussi à sa couleur, pensée comme un nouveau neutre : plus chaleureuse qu’un gris, plus affirmée qu’un beige, mais facile à marier avec du bois clair, du blanc ou du noir. Le revêtement associe 35 % de coton et 65 % de polyester dont au moins 90 % de polyester recyclé, avec un aspect texturé mat qui lui donne une allure plus chic que son prix ne le laisse supposer. Pour beaucoup, c’est la petite pièce qui réchauffe un salon dénudé après les fêtes sans refaire tout l’ameublement.
Confort et durabilité : ce que dit la fiche technique
Côté assise, le LINNEBÄCK affiche une profondeur de 50 cm et une hauteur de 42,4 cm, dimensions qui permettent de s’installer et de se relever sans effort. Les coussins en mousse de polyuréthane offrent un soutien plutôt ferme, tandis que la structure supporte jusqu’à 110 kg. Le tissu Orrsta a été testé à 20 000 cycles d’abrasion et sa résistance à la lumière est notée entre 5 et 6 sur 8, des chiffres rassurants pour un usage quotidien, complétés par 10 ans de garantie sur la structure chez IKEA.
Les avis en ligne restent nuancés : certains clients saluent un excellent rapport qualité‑prix et apprécient son gabarit compact, d’autres trouvent l’assise un peu dure ou craignent qu’elle se tasse avec le temps, ce qui le place plutôt dans la catégorie fauteuil d’appoint que trône principal de soirées séries. Sa housse est fixe et non lavable en machine, l’entretien se limite donc à l’aspirateur ou au chiffon humide, un point à considérer pour les foyers avec enfants ou animaux.
Un prix trop bas pour un futur fauteuil culte ?
Ce tarif plancher fait grincer des dents chez certains acteurs du design, qui voient un modèle très photographiable marcher sur les plates‑bandes de fauteuils à 250 euros et plus. L’histoire récente d’IKEA montre que certaines pièces accessibles peuvent devenir cultes : le fauteuil Järpen, dessiné en 1983 par Niels Gammelgaard, se revend aujourd’hui jusqu’à 400 euros en seconde main, tandis que sa réédition SKÅLBODA lancée autour de 70 euros reprend l’esprit d’origine.
Nul ne sait si le LINNEBÄCK suivra cette trajectoire, mais il s’installe déjà comme pièce forte dans un coin lecture près d’une fenêtre, en duo face à face dans un petit salon ou en fauteuil élégant dans une chambre sans alourdir l’espace. Pour les amateurs de déco, le simple fait qu’un fauteuil aussi travaillé soit proposé à un prix aussi bas suffit à alimenter la polémique autour de ce modèle vert olive qui ne passe décidément pas inaperçu.