Cuisine : cette couleur star d’Instagram qu’il faut bannir en 2026 selon les décorateurs pros

Refaire sa cuisine en 2026 peut coûter cher… surtout si l’on cède encore à une teinte vedette des réseaux sociaux. Les décorateurs tirent la sonnette d’alarme et proposent des alternatives inattendues.
Cuisine : cette couleur star d’Instagram qu’il faut bannir en 2026 selon les décorateurs pros

Votre cuisine refaite il y a peu vous paraît déjà banale ? Beaucoup partagent ce sentiment en voyant les mêmes images défiler sur Instagram. Une couleur fétiche des dernières années concentre les critiques des décorateurs : elle ferait instantanément basculer une cuisine en 2026 dans le "déjà-vu".

La déco de cuisine évolue très vite, portée par les réseaux sociaux, les salons comme Maison et Objet et les collections des cuisinistes. Un style adoré en 2023 peut sembler daté trois ans plus tard, alors qu’une cuisine reste souvent en place dix ans ou plus.

Vert sauge : la couleur de cuisine à bannir en 2026

Porté par l’esprit "slow life", le vert sauge a envahi façades, murs et accessoires depuis près de trois ans. Sa douceur et sa facilité d’association avec le bois clair ont séduit après la pandémie. Résultat : les mêmes cuisines défilent sur Instagram, Pinterest et dans les catalogues.

La sur-exposition de cette teinte crée une vraie fatigue visuelle et une impression d’uniformité. Certaines enseignes réduisent déjà les modèles vert sauge dans leurs collections automne-hiver 2026 au profit de couleurs plus affirmées. "La clé, c’est d’éviter le "tout tendance"", explique le site Astuces de Grand-Mère, qui invite à privilégier des bases plus durables.

Couleur cuisine 2026 : les teintes qui remplacent le vert sauge

Les tendances relevées par Maison et Objet et l’AMC montrent une envie de chaleur et de naturel. Les professionnels misent sur des tons minéraux : terracotta, ocres, terre de Sienne, brun caramel, bruns épicés, mais aussi sur des verts profonds comme le vert olive ou le vert forêt et sur des bleus denses type bleu canard ou bleu ardoise.

Dans une cuisine peu lumineuse, ces teintes chaudes réveillent immédiatement l’espace, alors qu’une pièce très ensoleillée supporte mieux un vert forêt, un bleu canard ou une prune profonde. Les décorateurs recommandent souvent une répartition 60/30/10 : 60 % de neutres, 30 % d’une couleur forte, 10 % d’accents plus toniques.

Crédence et finitions : ce qui date une cuisine au premier regard

Les pros préviennent : la couleur ne suffit pas, la crédence trahit aussi l’âge d’une cuisine. Les petites mosaïques brillantes et très jointées s’essoufflent nettement. "Les surfaces trop brillantes et réfléchissantes et les petits carreaux de mosaïque commencent à donner une impression datée. Les clients se tournent vers des décors avec plus de profondeur, de variation et de personnalité. Nous nous orientons vers des matériaux qui racontent une histoire, pas qui se contentent de remplir un espace", explique la décoratrice Danielle Chiprut, citée par Le Journal de la Maison, qui voit revenir zelliges, faïences artisanales et grandes dalles mates.

À propos du carrelage métro blanc, les experts se montrent clairs. "Le carrelage métro classique blanc 3 x 6 avec des joints foncés, même s’il reste utilisable dans le bon contexte, est fortement associé au style campagne chic des années 2010 et ne reflète pas les palettes plus chaudes et plus travaillées que nous voyons aujourd’hui", explique la décoratrice Lindsay Fluckiger, experte de Tile Club. "Les petites zones de carrelage sont datées. De larges étendues de carrelage sont une bien meilleure façon de créer une pièce unique et intéressante", résume Helen Parker, directrice de la création de deVOL Kitchens.